Avec la mode de la barbe, un métier oublié renaît

© France 3 Picardie
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Coupe-choux, chavette, rasoir... À Amiens comme ailleurs, on ressort les accessoires d'antan pour prendre soin de la barbe des hommes. Mais pas question de s'occuper de ça soi-même : on laisse faire les mains expertes.

Par Célia Mascre

Depuis maintenant quelques années, le port de la barbe n'est plus seulement l'apanage des hipster. Il s'est démocratisé : de plus en plus d'hommes prennent soin de leur barbe. D'où le retour d'un métier oublié : celui de barbier. À Amiens comme dans les autres villes, les salons se multiplient. 

Avec la mode de la barbe, un métier oublié renaît
Jérôme Arrignon et Yolande Malgras

Le barbier "Maxime Homme", ouvert en juillet 2016 au centre d'Amiens, ne désemplit pas. Succès immédiat et planning surbooké... Les clients sont chouchoutés : serviette chaude et massage... Les hommes ne résistent plus. Il n'y a pas de profil type du barbu. Tous les âges, tous les styles... une vague de fond capillaire comme un retour à une masculinité assumée

Un marché au poil ?

Shampoing au beurre de karité, brosse en poil de sanglier, sérum nourissant, gommage... La barbe se taille, se peigne, se bichonne et s’hydrate. Pour le plus grand plaisir des publicitaires et des grandes marques, qui se font une joie de vendre des produits dont tout le monde pouvait très bien se passer hier, mais qui semblent indispensables aujourd'hui. Ainsi, la barbe est devenue un enjeu marketing important sur le marché des cosmétiques. 



Si les hommes ne vont pas flâner dans les magasins, ils consomment surtout sur internet. Parmi les sites les plus connus en la matière, MenCorner et Comptoir de l'Homme, sur lesquels les produits les plus plébiscités sont des huiles à barbe, des autobronzants, des colorations pour cheveux, des crèmes minceur ou dépilatoires. 

En 2015, le marché de la beauté pour hommes, ou "grooming" (hors produits de rasage, savons, dentifrices et parfums) représentait des ventes mondiales de 17,4 milliards d'euros, 30% de plus qu'en 2011, selon le cabinet d'études Euromonitor.

Cependant, cela représente toujours moins de 10% du marché total des cosmétiques. 

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