Mort dans un foyer d'insertion à Divion : ce que l'on sait

Devant le tribunal de Grande Instance de Béthune, en charge de l'affaire - Photo d'illustration / © Google street view
Devant le tribunal de Grande Instance de Béthune, en charge de l'affaire - Photo d'illustration / © Google street view

Le directeur a tenu à préciser qu'il ne s'agissait en rien d'un conflit racial. 

Par France 3 Hauts-de-France

"De nombreux témoins sont en cours d’audition ou vont être entendus dans la journée." Le parquet de Béthune, en charge de l’affaire, devrait rester mobilisé encore un moment.

Vendredi soir, un jeune homme de 22 ans est mort poignardé dans un foyer d’insertion à Divion, dans le Pas-de-Calais.

"Au sujet d'une jeune femme"


La préfecture avait déjà informé que le drame s’était produit au cours d’une rixe, "survenue vers 21h30 (…) opposant trois Soudanais à des jeunes pris en charge dans ce foyer."

Le parquet de Béthunes a depuis diffusé un communiqué de presse porteur d’informations supplémentaires "Les premiers éléments recueillis laissent penser que la dispute est intervenue au sujet d'une jeune femme qui se trouvait avec" ces jeunes, selon le document.

"Des premiers échanges de coups auraient eu lieu dans l'appartement d'en face, occupé par l'une des personnes mises en cause, et se seraient poursuivis dans celui de la victime, qui a été retrouvée en arrêt respiratoire et n'a pu être réanimée"

Quatre personnes en garde-à-vue


Les quatre personnes interpellées sont trois Soudanais et un Français, âgés de 27 à 32 ans. Ils sont actuellement en garde à vue.

"Ils présentent également des blessures dont l'une a nécessité cinq points de suture. Ils n'ont pas encore pu être entendus sur les faits", d’après le parquet.

Selon la Voix du Nord, la victime n’était pas résidente du foyer d’insertion, mais en squattait régulièrement un des logements.

Les autres réfugiés hébergés dans le foyer ont été déplacés, "par crainte d’actes de vengeance", selon Yann Leriche, le directeur de service de la Résidence Serge-Gouillart, cité par le quotidien, qui a tenu a préciser que l’altercation n’avait rien à voir avec un "conflit racial".

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