À 23 ans, il lance une trottinette qui se transforme en chariot pour les courses

La trottinette-électrique-chariot coûtera 1200€ / © Robin Braem
La trottinette-électrique-chariot coûtera 1200€ / © Robin Braem

Une trottinette électrique qui devient en un claquement de doigts un chariot pour les courses, il fallait avoir l'idée. C'est Robin Braem, un ingénieur de 23 ans fraîchement diplômé de l'IMT Lille Douai, qui a inventé ce bolide multifonctions. Commercialisation prévue pour fin 2018. 

Par Mahaut Landaz

Faire ses courses quand on rentre du travail à vélo n'est pas toujours chose aisée. Perdre du temps à attacher son engin, se faire déséquilibrer par des sacs de courses entassés dans un panier trop rempli : ce sont ces petites galères qui ont inspiré Robin Braem, 23 ans, à créer sa trottinette-chariot. 

"Je me suis dit qu'il fallait une forme de véhicule qu'on pouvait utiliser dans le magasin !" 


Après plusieurs prototypes, dont le vélo-chariot ("mais on se retrouvait avec un vélo trop petit ou un chariot trop grand"), ce natif de Lille met au point sa "Maestra", petit nom qu'il a donné à son invention, dont vous pouvez observer le fonctionnement dans la vidéo ci-dessous. 

Maestra
La Maestra, trottinette électrique qui se transforme en chariot pour les courses - Maestra Mobility - Maestra Mobility


"L'idée c'est d'avoir un véhicule pratique et sécurisant avec les deux pieds côte à côte", souligne-t-il. Et fonctionnel, puisque la trottinette fait sa mue en moins d'une seconde, grâce à une mécanique que le jeune ingénieur a pris soin de breveter. 


"Le brevet, c'est aussi un moyen de crédibiliser le projet aux yeux des investisseurs et des partenaires commerciaux", explique celui qui a lancé un crowdfunding il y a une dizaine de jours, après avoir été accompagné par le fablab et l'incubateur APUI de l'IMT Lille Douai. 

L'objectif de 8000€ a été atteint samedi 14 octobre, mais le jeune businessman voit déjà plus loin. Il a déjà reçu via cette plateforme une dizaine pré-commandes. "Plus de la moitié des commandes viennent de clients que je ne connais pas du tout, donc on voit que ça prend, ça fait plaisir", commente-t-il. 



L'argent récolté servira notamment à repenser le design de la trottinette pour la rendre "plus sexy", d'après les mots de son concepteur. Son dernier argument, de taille, est celui du made-in-France. "C'est déjà une question éthique, mais ça compte aussi en termes de business, avec une chaîne de production plus rapide et un service après-vente de meilleure qualité". 

Le jeune homme garde toutefois la tête froide. "Créer son entreprise, c'est la dernière étape, quand on a déjà son premier client". Robin Braem est encore en train de développer son produit, mais il a déjà des clients. 

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