Nouveau pic de pollution dans les Hauts-de-France : le point en 5 questions

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Un nouvel épisode de pollution frappe les Hauts-de-France ce week-end. Des mesures de circulation ont été prises. Le point sur la situation en 5 questions.

Par Alexis Magnaval

  1.  Où en est-on ?

    Un nouveau pic de pollution aux particules fines (PM10) frappe la région depuis vendredi. Le premier seuil d’alerte est dépassé depuis jeudi. Ce samedi a été déclenché le niveau d'alerte sur persistance, l'épisode étant considéré, après 2 jours, comme durable. L’association de surveillance de la qualité de l’air des Hauts-de-France classe la qualité de l’air à 8 sur 10, un niveau considéré comme mauvais.
    © Source : Association de surveillance de la qualité de l’air
    © Source : Association de surveillance de la qualité de l’air

     

  2. Quelles mesures sont mises en place ?

    Sur les routes, le préfet du Nord a décidé d’appliquer, samedi et dimanche, une mesure de réduction de 20 km/h de la vitesse maximale sur les axes limités à 110 et 130 km/h.
    Certaines collectivités ont réagi en favorisant les transports en commun. De samedi 11 à lundi 13 sur la métropole lilloise, le ticket payé une seule fois permet de voyager en métro, bus ou tramway, à volonté toute la journée. Les transports sont gratuits à Dunkerque et à Arras ce samedi. La préfecture encourage aussi à modérer le chauffage et opter pour le covoiturage.
  3. Verra-t-on la circulation alternée à Lille ?

    Si la mise en place la circulation alternée sur la métropole a été un temps envisagée, cette mesure est très peu probable au vu des prévisions meilleures pour les jours prochains, et au vu de la position de la MEL. Le président de la métropole Damien Castelain y est opposé. "600.000 véhicules viennent chaque jour de l'extérieur de la métropole lilloise. Comment convaincre ces gens de ne pas prendre la voiture ?" demandait le président au micro de France Bleu le 24 janvier dernier. Pour lui, la mesure n'est pas envisageable sur la métropole, où 150.000 véhicules belges passent par cet axe transfrontalier chaque jour.
     
  4. Quelles solutions à long terme ?

    Pour mieux réagir en cas de pollution, la MEL a décidé, cette semaine, de revenir aux bonnes vieilles vignettes. En 6 couleurs, celles-ci auront pour but de classer les véhicules en fonction de leurs émissions et de leur ancienneté, et de les autoriser à circuler ou non. Ce dispositif nommé Crit’air est déjà utilisé à Paris, Lyon et Grenoble. Vendredi, la MEL a d'ailleurs voté pour définir une zone de circulation restreinte.
    Arrivée des vignettes Crit'air à Lille

     

  5. Pourquoi y a-t-il souvent des alertes pollution ?

Il y a, en temps normal, un flux quotidien d’émission de particules fines, issu du trafic routier ou des combustions des industriels. Sauf que lorsque la température se refroidit, comme ce vendredi, deux éléments favorisent la pollution. Il y a d’une part une augmentation des émissions dues au chauffage domestique. Ensuite, en période de changement de température, l’air chaud se sépare de l’air froid, celui-ci étant moins dense et remontant en altitude. Un couvercle d’air chaud se forme alors au-dessus des villes, emprisonnant les particules et empêchant leur dispersion. Le peu de vent et de précipitations ne suffit pas à évacuer ces polluants, d’où le pic de pollution actuel.

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