Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a annoncé vendredi à Valenciennes qu'il prendrait la direction du futur "comité national de suivi" des engagements de Siemens vis-à-vis d'Alstom, dans le cadre de la fusion entre les deux groupes ferroviaires.

"Je le dirigerai moi-même, avec des représentants des salariés et des entreprises. Je pense que c'est une garantie forte pour les salariés que de savoir que le ministre de l'Economie s'engage personnellement à suivre les engagements pris par Siemens vis-à-vis de l'emploi, du développement de l'emploi et des sites en France", a déclaré Bruno Le Maire lors d'une visite sur le site d'Alstom à Valenciennes.


"Je prends mes responsabilités parce que je crois à cette fusion. Je crois qu'elle est bonne pour le pays, bonne pour la France", a ajouté le ministre de l'Economie, assurant aussi qu'il allait "demander au prochain gouvernement allemand de mettre en place un représentant de haut niveau pour veiller aux engagements de Siemens vis-à-vis de la France".

Ce projet de fusion présente des "garanties sérieuses", solides", a-t-il martelé : "aucune suppression d'emplois en France, aucune fermeture de site en France, un directeur exécutif qui restera M. Poupard-Lafarge, qui a fait un travail remarquable sur Alstom, une cotation qui aura lieu à Paris".