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Cannes : “Les fantômes d'Ismaël”, du Roubaisien Arnaud Desplechin, ont ouvert le festival

Le réalisateur et son acteur fétiche.  / © AFP
Le réalisateur et son acteur fétiche. / © AFP

Le Nord a été mis en l'honneur, ce mercredi soir, lors de la soirée d'ouverture du Festival de Cannes. Le réalisateur roubaisien Arnaud Desplechin y a présenté son dernier film, "Les fantômes d'Ismaël". Nos équipes l'ont rencontré. 

Par Jeanne Blanquart

Dans "Les fantômes d'Ismaël", la vie d'un cinéaste est chamboulée par la réapparition d'un grand amour. Il s'enfuit de son tournage et disparait... à Roubaix. "Je suis tellement heureux d'être sur un plateau que c'est inimaginable pour moi de s'enfuire d'un plateau. Je ne peux pas bouger d'une semelle", explique le réalisateur Arnaud Desplechin. "J'ai tellement de plaisir à travailler avec les acteurs et les techniciens que je ne pourrais pas m'enfuire."

Le temps de quelques scénes, Arnaud Desplechin a posé sa caméra dans sa ville natale, dans une grande maison roubaisienne. "J'aime dans mes films à retourner à Roubaix, à retrouver la ville dont je suis originaire et j'essaye de faire quelquechose de différent", poursuit le réalisateur.


Découvrez le reportage complet de Christelle Massin, Benoît Bugnicourt et Marc Graff : 

"Les fantômes d'Ismaël" : rencontre avec le réalisateur roubaisien Arnaud Desplechin


Roubaix, autrement


"Dans "Un conte de Noël", c'était un Roubaix de conte de fées. Il y avait une nostalgie et une mélancolie de Roubaix les "Trois souvenirs de ma jeunesse" qui étaient très profondes. Et là il ne sait pas faire autre chose que de s'enfuire et il s'enfuit dans cette ville dont il dit : "Et je suis en exil". C'est le paradoxe : il est chez lui et il est en exil. C'est cette position que j'ai, j'imagine, vis-à-vis de Roubaix."

"Moi j'aime filmer des femmes qui ont à faire avec leur destin, qui sont en face de leur destin. Souvent, c'est un privilège qui est réservé aux personnages masculins. Un homme négocie avec son destin, une femme fait tapisserie. Non, moi j'aime bien que les hommes soient comme des foetus de paille, ou comme une balle dans un flipper qui rebondit", affirme Arnaud Desplechin. 

Mercredi soir, c'est un Nordiste qui a donc créé l'événement et monté les marches du Festival de Cannes. Mais Arnaud Desplechin n'a qu'un seul pays : le cinéma.


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