À Calais, l’hôpital dément les rumeurs concernant les migrants

Au Chu de Calais, les migrants sont accueillis comme les autres patients. / © @F3Nord
Au Chu de Calais, les migrants sont accueillis comme les autres patients. / © @F3Nord

Des épidémies transmises par les migrants à l’hôpital de Calais ? Une priorité aux réfugiés à l’accueil ? Le personnel du CHU a tenu à démentir les rumeurs qui circulent parfois sur cette population et à rassurer les calaisiens sur leur prise en charge.

Par @F3Nord

Situé non loin de la jungle, l’hôpital de Calais est en première ligne pour la prise en charge de migrants. Des rumeurs circulent à son sujet, que le personnel a tenu à démentir en conférence de presse.

Pas de priorité aux Urgences

Sur les urgences, d’abord : contrairement à ce qu’on peut parfois lire, aucune priorité n’est donnée aux réfugiés. « C’est la gravité de la pathologie qui détermine l’ordre des passages, explique le Dr Frédéric Battist, chef de service des urgences au CHU de Calais. C’est l’infirmière d’accueil et d’orientation qui établit cet ordre. Un patient est un patient, qu’il soit migrant ou pas, il est pris en charge au sein des urgences comme n’importe quel patient. » Il précise : « A part situation exceptionnelle, on n’a pas de situation d’engorgement lié à cette population. »
L’hôpital de Calais dément les rumeurs sur les migrants
Intervenants : Dr Frédéric Battist, chef de service des urgences au CHU de Calais ; Martin Trelcat Directeur du centre hospitalier de Calais - Rémy Chidaine, Kévin Berg

Si le pic migratoire en 2015 a amené plus de fréquentation dans les services, la situation est rapidement revenue à la normale notamment grâce à une prise en charge en amont sur le site du camp. Seize nouveaux lits de convalescence y seront ajoutés courant mars pour fluidifier encore la gestion des patients à l’hôpital.

Des épidémies ?

Quant aux prétendues maladies véhiculées par les migrants, quelques cas de grippe et de rougeole ont été recensés mais rien d’anormal : « Il n’y a pas eu d’épidémie, précise Martin Trelcat directeur du centre hospitalier de Calais, ce sont des choses que nous avons tous les ans et qui ne donnent pas lieu à des mesures exceptionnelles »

Les migrants représentent 5 % des personnes hospitalisées et leur prise en charge permet à l’établissement de bénéficier de financements spécifiques.

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