Calais : la préfecture renforce le dispositif pour repérer les mineurs isolés

Des enfants au centre d'accueil de jour Jules Ferry, à Calais, avril 2016 - Photo d'illustration / © DENIS CHARLET / AFP
Des enfants au centre d'accueil de jour Jules Ferry, à Calais, avril 2016 - Photo d'illustration / © DENIS CHARLET / AFP

A la demande d'associations comme France Terre d'Asile, deux personnes supplémentaires seront en charge de repérer et d'orienter les migrants mineurs isolés. 

Par France 3 Hauts-de-France

Le préfet du Pas-de-Calais Fabien Sudry a signé avec l'association France Terre d'Asile une convention pour renforcer le repérage des migrants mineurs non-accompagnés de Calais. 

Ces opérations, appelées "maraudes", visent à approcher ces jeunes aux abords du camp et à leur proposer une redirection vers la Maison du jeune réfugié, à Saint-Omer. Ils peuvent également signaler toute situation de vulnérabilité quelle qu'elle soit auprès de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de l'Office Français de l’Immigration et de l’Intégration. 

7 jours sur 7


Ils seront maintenant six maraudeurs de 14h00 à 20h00 et 7 jours sur 7, à différents lieux. Des effectifs supplémentaire bienvenus, mais encore mesurés face à la mission qui leur est confiée. 

"Ce sont des personnes qui doivent agir sur le terrain, comprendre des situations. Pour cela évidemment, il faut parler les langues qui vont être rencontrées sur le terrain. Cela doit être combiné avec la capacité d'une intervention sociale" explique Pierre Henry, le directeur général de France Terre d'Asile. Les deux personnes recrutées parlent en effet les langues d'Afghanistan et d'Erythrée. 

1510 mineurs


La préfécture réagirait-elle au rapport très commenté de Human Right Watch, paru il y a deux jours ? "Je crois que c'est plus une réponse à l'interpellation d'un certain nombre d'assocations, et aux déclarations du Défenseur des droits" juge Pierre Henry. 

La préfecture, comme l'Etat, a réitéré dans un communiqué son souhait d'intégrer les migrants mineurs au sein des dispositifs d'aide sociale à l'enfance, pour leur assurer "un avenir respectueux de la dignité humaine."

1510 mineurs auraient été ainsi "mis à l'abri" depuis le début de l'année, selon le communiqué. Ces jeunes sont particulièrement vulnérables autour du camp de Calais, risquant de se retrouver sous l'emprise des passeurs et autres trafiquants. 

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