Oise : les surveillants bloquent la prison de Liancourt après l'agression d'un collègue

© MAXPPP / Le Courrier Picard / Dominique Touchart
© MAXPPP / Le Courrier Picard / Dominique Touchart

Un surveillant du centre pénitentiaire de Liancourt a été agressé à la lame de rasoir par un détenu mardi matin. Ses blessures lui ont valu 8 jours d'ITT. En réaction, ses collègues se sont mobilisés ce mercredi dès 6 heures.

Par Quentin Vasseur

Les surveillants du centre pénitantiaire de Liancourt, dans l'Oise, sont depuis 6 heures devant les portes de l'établissement. Ils réagissent à l'agression à l'arme blanche d'un membre du personnel hier.

Attaque à la lame de rasoir


Les faits se sont produits vers 9 heures, mardi 12 septembre. Le surveillant a été blessé dans le dos et à la main par un détenu armé d'une lame de rasoir, "un déséquilibré qui n'a que pour unique revendication l'obtention d'un transfert sur un autre établissement" selon un appel à l'unité rédigé publié mardi soir.

En conséquence, le surveillant blessé a 8 jours d'incapacité temporaire de travail. Ses blessures, en plus de nécessiter plusieurs points de suture, ont abouti à la mise en place du protocole pour l'exposition au sang et aux liquides biologiques, car le détenu s'était coupé avec la lame avant de s'attaquer à lui.

Oise : les surveillants de la prison de Liancourt en grève après l'agression d'un collègue
Intervenants: Jérémy Jeanniot Secrétaire local FO - Centre pénitentiaire de Liancourt ; Anthony Bandiera, secrétaire local UFA-UNSA Justice - Centre pénitentiaire de Liancourt ; Emmanuel Baudin, secrétaire général du syndicat national FO Pénitentiaire - Reportage de Camille Di Crescenzo et Nicolas Corselle. Montage de Nicolas Duchet


On tiendra le plus longtemps possible


Ces agressions se sont multipliées ces dernières années, note Anthony Bandiera, représentant UFAP qui rappelle l'agression il y a six ans d'un surveillant touché à la carotide. Pourtant, "on n'a pas le droit à la grève", sous peine de lourdes sanctions.

Cela n'empêche pas les surveillants qui ont répondu à l'appel de bloquer le centre pénitentiaire depuis 6 heures du matin. "On tiendra le plus longtemps possible" assure Anthony Bandiera pour qui, "aujourd'hui, la presse est notre seule arme".

© Camille Dicrescenzo
© Camille Dicrescenzo

 

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