Arras et Béthune s'inquiètent de la possible réduction de la desserte des TGV

Le brassard date d'une précédente mobilisation pour le maintien des TGV. / © Jean-Pascal Crinon /France 3 Nord Pas-de-Calais
Le brassard date d'une précédente mobilisation pour le maintien des TGV. / © Jean-Pascal Crinon /France 3 Nord Pas-de-Calais

Le gouvernement réfléchit à faire évoluer la desserte des TGV. Les villes moyennes pourraient voir s'arrêter moins de trains à grande vitesse. Les maires d'Arras et Béthune montent déjà au créneau pour défendre leurs arrêts, indispensables selon eux à l'attractivité de leurs villes.

Par M. F. avec Caroline Arnold

Le gouvernement parle de repenser le système ferroviaire français. La desserte des TGV pourrait être réduite aux plus importantes liaisons. 

"Ce que l'on craint c'est que sur des principes de densité, les arrêts dont profitent les villes moyennes soient remis en question", explique Frédéric Leturque, maire UDI d'Arras, qui a aussitôt ressorti son brassard "Touche pas à mon TGV" datant de 2014. 

Arras et Béthune s'inquiètent de la possible réduction de la desserte des TGV
Le gouvernement réfléchit à faire évoluer la desserte des TGV. Les villes moyennes pourraient voir s'arrêter moins de trains à grande vitesse. Les maires d'Arras et Béthune montent déjà au créneau pour défendre leurs arrêts, indispensables selon eux à l'attractivité de leurs villes. - France 3 Nord Pas-de-Calais - Caroline Arnold, Jean-Pascal Crinon, Robin Monpach, Marc Graff

L'inquiétude est née de la commande d'un rapport à Jean-Cyril Spinetta, l'ancien PDG d'Air France. 

Dans sa lettre de mission, il lui est notamment demandé de préciser pour les lignes à grande vitesse le modèle de desserte à privilégier. 

Autrement dit : quelles villes doivent continuer à être desservies alors que 70% des lignes TGV seraient déficitaires.

Une aberration économique selon la ministre des transports. Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne explique qu'"à un moment donné, il faudra faire des choix."

Les gares desservies par le TGV dans la région. / © SNCF
Les gares desservies par le TGV dans la région. / © SNCF

Même inquiétude à Béthune

Des choix dont ne veut pas non plus être victime Béthune. Ici, 12 TGV s'arrêtent encore quotidiennement en provenance ou à destination de Paris. Faire sans est inimaginable pour le maire de la ville.

"C'est moins d'attractivité, ce sont des cadres qui ne viendront pas s'installer", précise Olivier Gacquerre, maire UDI de Béthune.

"C'est moins de connexions sur le plan du développement économique, très clairement. On est en plein travaux pour rénover la gare [...] Si demain on nous coupe la connexion à la mobilité, c'est un coup de frein."

Les élus sont nombreux à appeler à la concertation promise par le gouvernement. Il leur reste trois mois pour se faire entendre. Les délais fixés à Jean-Cyril Spinetta pour rendre son rapport.

A lire aussi

Sur le même sujet

Coye-la-Forêt solidaire avec les sinistrés d'Irma

Près de chez vous

Les + Lus