Opération mairies mortes dans le bassin minier pour défendre les contrats aidés

© Sergio Rosenstrauch / France 3 Nord Pas-de-Calais
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Les maires de communes du bassin minier étaient rassemblés ce jeudi midi devant la préfecture d'Arras avec près de 700 personnes. Une mobilisation pour obtenir un moratoire sur la baisse des contrats aidés.

Par M. F.

700 personnes étaient réunies ce jeudi midi devant la préfecture d'Arras. Les maires des communes du bassin minier, rejoints par des contrats aidés, du personnel de mairie et par les syndicats, voulaient faire entendre leur mot d'ordre : "Nous ne lâcherons pas".

Ils ont décidé une opération mairies mortes en fermant leurs services pour se rassembler à la préfecture avec le personnel. "Il y a des mairies fermées toute la journée, d'autres une partie de la journée, d'autres ont déployé une banderole" sur le fronton, précise Michel Dagbert, président (PS) du Pôle métropolitain de l'Artois, également président du Conseil départemental.

Tous sont déterminés à conserver les contrats aidés, menacés par une décision gouvernementale. Une délégation est allé à la rencontre du préfet pour obtenir un moratoire. Pour ces élus, une chose est sûre, la fin des contrats aidés annonce une casse sociale.

Opération mairies mortes dans le bassin minier pour défendre les contrats aidés
Les maires de communes du bassin minier étaient rassemblés ce jeudi midi devant la préfecture d'Arras avec près de 700 personnes. Une mobilisation pour obtenir un moratoire sur la baisse des contrats aidés. - France 3 Nord Pas-de-Calais - Lila Haffaf, Sergio Rosenstrauch, Bruno Weill

"Sur l'ensemble de notre région, c'est comme si demain on fermait 4 usines Renault Douai et qu'on ne faisait rien", explique Jean-Marc Tellier, maire PC d'Avion. "On considère que c'est un plan social même pire, car la seule issue est de renvoyer les gens à Pôle Emploi et demain peut-être les renvoyer au RSA."

"C'est encore les collectivités qui vont supporter le coût. Donc on est là pour dire notre colère."

Début septembre, déjà 400 personnes s'étaient rassemblées à Béthune contre la baisse des contrats aidés.

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