Amiens : la construction de la nouvelle mosquée en suspens

Projet de Mosquée à Amiens
Un reportage de Camille Di Crescenzo, Marie Benoist, Franck Blanquart, Stéphane Picard ; avec Régis-Djillali Debus, vice-président de l'association cultuelle et culturelle des musulmans français de Picardie et Ahmed Djennane, président d'honneur de l'association cultuelle et culturelle des musulmans français de Picardie

La construction de la nouvelle mosquée d'Amiens, qui a pour but de remplacer l'ancienne, jugée trop petite, est au point mort. Le chantier a commencé il y a bientôt deux ans, mais de nouvelles expertises doivent être réalisées avant de reprendre les travaux.

Par Célia Mascre

Le chantier de la grande mosquée est au point mort boulevard de Roubaix, mais ce n'est plus qu'une question de temps, selon Régis-Djillali Debus, vice-président de l'association cultuelle et culturelle des musulmans français de Picardie. 

Pour l'association, le chantier reprendra au mieux fin janvier, sinon début février. En effectuant les travaux, les constructeurs se sont apperçus que le sol était meuble, ce qui nécessite un remblaiement afin de consolider le sol. Ils espèrent boucler le chantier d'ici 5 ans.

Un clin d'oeil à la cathédrale


Elle doit remplacer l'actuelle mosquée EL Feth, du boulevard de Beauviller qui est devenue trop petite. Son architectes roubaisien Oussama Bezzazi y fait un clin d'oeil au patrimoine amiénois avec des vitraux qui évoquent la cathédrale de la ville

Le coût des travaux du projet est estimé à plus de 7 millions d'euros. Pour l'instant, les prémices du projets sont financés à hauteur de 800 000 euros par "des fidèles amiénois", selon l'association ACCMFP.

Il y a 4 mois, l'association a entamé un tour de France pour quêter dans les Mosquées, appelant à la générosités des fidèles musulmans. L'ACCMFP admet aussi faire "du démarchage auprès des pays musulmans". L'ACCMFP compte également se rendre en Grande-Bretagne. 

L'extrême droite monte au créneau


Un nouveau recours contre le permis de construire a été porté devant le tribunal administratif. Manque de places de stationnement, hauteur trop élevée, accès des pompiers non conforme... Même s'ils se basent sur une problématique qui relève purement de l'urbanisme, leur rejet est aussi idéologique.

Parmi les plaignants, plusieurs élus et riverains sont affiliés au Front national. "Je ne demande pas les opinions des gens quand ils rentrent dans mon cabinet," précise Maître Maxime Moulin, avocat des parties plaignantes. 

Le procès a lieu ce mardi 10 janvier.

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