L'Union Européenne prête à payer 30% du canal Seine/Nord

© France 3 Picardie
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Stéphane Demilly, député-maire d'Albert, a reçu de l'Union Européenne l'assurance que Bruxelles était prête à financer 30% de la construction du canal Seine/Nord. Mais cette déclaration d'intention est soumise aux arbitrages qui seront faits pour boucler le prochain budget de l'UE, crise oblige...

Par Jennifer Alberts

Stéphane Demilly s'est rendu à Bruxelles accompagné de Philippe Cheval, Président du Pays Santerre Haute-Somme, et d'André Salomé, Président de la communauté de communes du Pays Neslois.

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Les élus de la Somme ont rencontré 2 commissaires européens en charge de l'unité "Réseaux trans-européens de transport (RTE)" à la Direction générale « Mobilité et Transports » de la Commission Européenne.

Les 2 commissaires européens ont reconnu que le Canal Seine/Nord était l'une des 5 priorités de l'Union Européenne en matière d'infrastructure.

Ils ont également annoncé à la délégation samarienne que Bruxelles était prête à augmenter la part de son financement dans le projet: elle pourrait prendre en charge 30% du budget.

Une information confirmée par Daniel Percheron, le président du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais: 

Daniel Percheron, Président du Conseil Régional NPDC, sur Weo


L'enveloppe totale du projet est estimée à 4,3 milliards d'euros. Initialement, l'UE devait financer 420 millions d'euros dont 350 millions pour la partie française.

Selon des études, le canal Seine/Nord pourrait transporter entre 13 et 15 millions de tonnes de marchandises, soit l'équivalent de 500.000 poids lourds.
La création de près de 4.500 emplois est attendue dont plus d'un millier dans le Santerre et la Haute-Somme.

Mais tout dépendra du budget européen  actuellement en discussion: face à la crise, des coupes budgétaires seront certainement décidées et donc certains projets recalés.

Le Canal Seine/Nord, c'est l'hydre de la Somme: déclaré "d'utilité publique" par Nicolas Sarkozy en 2008, ce projet a continu nombre de rebondissements.
En novembre dernier, Bouygues, l'une des 2 entreprises en lice lors de l'appel d'offre, avait retiré son dossier.
Le processus d'attribution du partenariat public-privé pour la construction et la maintenance du futur canal avait été suspendu alors que des travaux préparatoires avaient déjà débuté.

Quelques jours plus tard, le ministère de l'Ecologie annoncé la mise en place d'une commission chargée d'étudier la faisabilité financière de ces 106 km de voies navigables qui doivent relier la Seine au réseau fluvial du Nord.
Sur ces 106 km, 34 km sont dans l’Oise et 46 km dans la Somme.

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