Viol et meurtre de Siham à Lodève : Tomy B. condamné à 18 ans de réclusion criminelle

L'avocat général avait requis 30 ans de réclusion criminelle. Tomy B., un jeune homme de 18 ans, a finalement été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de l'Hérault, à Montpellier, pour le viol et le meurtre de Siham, une enfant de 12 ans et demi.

  • Z.S. avec C. Pain
  • Publié le , mis à jour le
Les assises de l'Hérault à Montpellier - 30 janvier 2016 © S. Bonnet / France 3 LR

© S. Bonnet / France 3 LR Les assises de l'Hérault à Montpellier - 30 janvier 2016


Tomy B. vient d'être condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des mineurs de l'Hérault pour le viol et le meurtre de Siham, une enfant de 12 ans et demi.

Il bénéficie de l'excuse de minorité


Plus tôt ce vendredi, l'avocat général avait requis 30 ans de réclusion criminelle contre le jeune homme de 18 ans. Tomy B. a bénéficié de l'excuse de minorité. C'est la raison pour laquelle sa condamnation est bien inférieure aux réquisitions.

Obligation de suivi socio-judiciaire


Cette condamnation s'accompagne d'une obligation de suivi socio-judiciaire pendant 20 ans. Le jeune homme, mineur au moment des faits, a dix jours pour décider de faire appel de ce verdict.

Procès à huis clos


Pour rappel, le procès s'est déroulé à huis clos, à la cour d'assises des mineurs de l'Hérault, à Montpellier, car l'accusé avait 16 ans au moment des faits.
Si l'excuse de minorité n'avait pas été retenue, il encourait la réclusion criminelle à perpétuité.

Le rappel des faits


Les deux adolescents étaient pensionnaires d'un établissement pour jeunes en difficulté à Lodève. Le corps sans vie de Siham avait été découvert sous une pile de linge, dans un pavillon désaffecté de l'Institut Thérapeutique et Pédagogique (ITEP) de Lodève (Hérault), en avril 2014, une dizaine d'heures après que sa disparition ait été signalée. Une cellule d'aide psychologique avait été mise en place pour les personnels de l'ITEP de Lodève, très choqués par ce crime dans leur établissement.

Samedi, deux jours avant l'ouverture du procès, la famille et les proches de Siham, souvent décrite comme une jeune fille vive et attachante, avaient organisé une marche blanche en sa mémoire, à Montpellier.
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