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Des chercheurs de Montpellier alertent sur la fragilité de la biodiversité marine

Le monde sous-marin s'appauvrit depuis 30 ans. C'est la conclusion d'une étude publiée par des chercheurs de l'université de Montpellier. La création d'aires marines protégées ne suffit pas à préserver correctement la biodiversité des coraux et des poissons. Leur patrimoine génétique est en danger.

  • Par Fabrice Dubault
  • Publié le 23/01/2016 | 09:12, mis à jour le 23/01/2016 | 09:12
illustration © F3 LR

© F3 LR illustration


C'est un travail colossal qu'ont accompli les chercheurs du laboratoire Marbec de Montpellier. Ils ont fait la synthèse de 30 ans de données sur les récifs coraliens et les poissons, récoltées dans le monde entier.

L'originalité de leur étude, c'est de s'être intéressée au patrimoine génétique de ces espèces, pour voir si la biodiversité était bien protégée.

La biodiversité marine n'est pas assez préservée et/ou protégée

Malgré la mise en place de nombreuses aires marines protégées, moins de 2% du patrimoine génétique des coraux et moins de 20% de celui des poissons, sont réellement préservés. Pour les chercheurs de l'université de Montpellier, les aires marines existantes ne sauvegardent pas suffisamment la biodiversité des océans.

Les états choisissent souvent la facilité pour remplir leurs obligations de protection du milieu marin dans leurs eaux territoriales. Seulement, les reliefs coraliens sont des sentinelles pour l'état de santé des mers et océans. Si leur biodiversité est menacée, c'est l'ensemble de la vie sous-marine qui s'appauvrira à terme.

Seuls 17,6% de l’arbre de la vie des poissons préservés.

Montpellier : des chercheurs synthétisent 30 ans d'études sur les récifs coraliens et les poissons

Reportage F3 LR : C.Alazet et C.Monteil

 

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