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Quatre personnes atteintes de Chikungunya à Montpellier suite à des piqûres de moustique

Il s'agit de cas dits autochtones, de personnes qui vivent à Montpellier et ont contracté le virus du chikungunya après avoir été piquées par des moustiques tigres. L'Agence régionale de santé fera une conférence de presse à 16 h 30 pour expliquer le phénomène.

  • Par Laurence Creusot
  • Publié le , mis à jour le
Quatre personnes sont atteintes du virus du chikungunya à Montpellier. Elles ne rentraient pas de voyage mais ont été contaminées par le virus suite à des piqûres de moustiques tigres au centre ville de Montpellier.
Ces quatre personnes appartiennent à la même famille. Un  premier test a révélé leur contamination au virus, les résultats d'un second test sont attendus par l'ARS.
L'agence régionale de la santé doit tenir une conférence de presse à 16 h 30 pour expliquer la survenue de ces cas et leur degré de gravité.

La contamination du virus est véhiculée par le moustique et n'intervient jamais d'homme à homme.
Le sujet atteint souffre d'une forte fièvre et de douleurs articulaires et dorsales.


Qu’est-ce que le chikungunya ?
(source ministère de la santé)

Le chikungunya est une arbovirose, c’est-à-dire une maladie virale transmise par un arthropode, qui dans le cas présent est un insecte : un moustique.

Présent en Afrique, en Asie du Sud-est, en Inde et dans l’Océan Indien (cf épidémie de la Réunion en 2005), il pourrait aussi atteindre l’Europe puisque l’un de ses principaux vecteurs, l’Aedes Albopictus, est installé dans le pourtour méditerranéen depuis quelques années.

Il se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire de moustiques du genre Aedes notamment. Lors d’une piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée, et à l’occasion d’une autre piqûre, il le transmet à une personne saine. C’est pourquoi, le meilleur moyen de lutter contre la transmission du chikungunya est de se protéger individuellement contre les piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs cutanés, moustiquaires), et de ralentir leur reproduction en détruisant les gites larvaires les plus évidents (dessous de pots, déchets, gouttières).

La maladie se manifeste après une incubation de 4 à 7 jours en moyenne. Une fièvre élevée (supérieure à 38,5°C) apparaît brutalement, accompagnée de maux de tête, de courbatures ou de douleurs articulaires, qui peuvent être intenses, touchant principalement les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges). D’autres symptômes peuvent également être associés, telle une conjonctivite, une éruption cutanée, des nausées.

L’évolution peut être rapidement favorable, si le malade répond bien au traitement symptomatique. Cependant, la maladie peut aussi évoluer vers une phase chronique marquée par des douleurs articulaires persistantes.

Il n’y a pas de traitement curatif contre le virus. Aucun vaccin n’a été finalisé et chaque symptôme est traité spécifiquement. Il est par ailleurs fortement déconseillé d’utiliser des traitements à base de plantes ou des substances qui n’ont pas été prescrites par un médecin traitant.


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