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Le combat d'Abdeslam Ouaddou contre le Qatar

L'ancien défenseur de l'AS Nancy Lorraine est en colère. Et il le fait savoir. Il a mobilisé les métiers et les instances du football pour dénoncer un scandale : ce qui se passe au Qatar envers les salariés étrangers.

  • Par Didier Vincenot
  • Publié le 11/10/2013 | 14:40, mis à jour le 11/10/2013 | 15:53
Ouaddou ne mâche pas ses mots quand il parle des conditions de vie au Qatar. © Sébastien Rock - France Télévisions
© Sébastien Rock - France Télévisions Ouaddou ne mâche pas ses mots quand il parle des conditions de vie au Qatar.
Abdeslam Ouaddou sait de quoi il parle. Il a fait l'amère expérience d'un séjour (raté) au Qatar.
Le Qatar, un petit pays riche à milliards, qui a une conception toute personnelle des Droits de l'Homme...

Même si les Qataris s'achètent une conduite en Europe, et particulièrement en France (propriétaires du club de football du Paris Saint-Germain et de la chaîne de télévision beIN Sport), leur conduite envers les travailleurs étrangers, qu'ils utilisent notamment pour la construction des infrastructures du Mundial 2022, laisse à désirer.

Les Népalais constituent une main d'oeuvre de choix qui compterait plus de 100 000 individus exilés au Qatar.                      
Pour ces travaux, d'après nos confrères de "The Guardian", 44 ouvriers Népalais auraient déjà trouvé la mort sur les différents sites de la Coupe du Monde attribuée au Qatar.

Des conditions de travail inadmissibles, tant au niveau des salaires, des conditions de travail, de l'hygiène et de la sécurité, qui s'apparentent fort à de l'esclavage moderne.

Comment le monde du football, comment les gens peuvent-ils accepter cela ?    Abdeslam Ouaddou.

Selon le footballeur, chaque année, 400 décès sont à déplorer, ce sont donc plus de 4000 ouvriers pourraient mourir sur les chantiers de construction des stades des infrastructures jusqu'à l'ouverture de cette future Coupe du Monde.

Et de réclamer qu'elle soit attribuée à un pays "plus respectueux des Droits de l'Homme et les Droits de la Femme".
 

La colère de Ouaddou

 

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