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Lorraine : les intermittents du spectacle bloquent des institutions pour exprimer leur colère

Les intermittents du spectacle lorrains ont bloqué les sièges de la DIRECCTE de Nancy et Metz, mercredi 4 juin 2014. Ces travailleurs protestent contre la signature fin juin de l'accord Unedic par le Ministre du travail et de l'emploi. 

  • Par Alice Beckel
  • Publié le 04/06/2014 | 13:53, mis à jour le 04/06/2014 | 13:53
© CIP

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Réunis pour protester contre l'accord convenu avec l'Unédic, les intermittents du spectacle ont bloqué, mercredi 4 juin 2014, les DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation et de l'emploi) de Meurthe-et-Moselle et de Moselle.

Cette journée d'action nationale se déroule alors que le Conseil National de l'Emploi doit examiner aujourd'hui l'accord élaboré en mars dernier. Les manifestants réclament l'abandon de cet accord et une reprise des négociations.

Contacté par téléphone, Gaël Leveugle, coordinateur du blocage de la DIRECCTE de Metz affirme que cette action s'achèvera lorsque François Rebsamen, ministre du Travail et de l'Emploi aura accepté de discuter avec les intermittents. " Cet accord est un changement historique de l'assurance-chômage qui fragilise encore plus les travailleurs du monde du spectacle ", fustige Gaël Leveugle, membre du CIPCL.

La destruction et la précarisation des droits d'une profession :

Pour les manifestants, ce texte est une véritable casse des droits des intermittents. Baisse de l'indemnisation des chômeurs, augmentation des cotisations, l'intégration dans le régime général des intérimaires qui perdront près de 3000 euros par mois d'allocation chômage. Selon un communiqué de la Coordination des Intermittents et Précaires (CIP), l'instauration de droits rechargeables au chômage ne justifie pas des mesures hostiles aux travailleurs.

Les négociations de l'accord Unédic : " un simulacre de démocratie "

Les syndicats mobilisés dans ce mouvement critiquent également le déroulement des négociations tenues en mars 2014. "Ces négociations étaient un simulacre de démocratie " s'insurge Gaël Leveugle. Les concertations ont été expéditives et se sont déroulées au sein des locaux du principal syndicat patronal, le Médef.

Les propositions des intermittents écartées :

Pourtant les intermittents du spectacle ont une liste de propositions rédigée depuis 2004. Ces dernières n'auraient pas été prises en compte par le pouvoir en place. Le ministre du travail devrait signer l'accord à la fin du mois de juin.

" Si le gouvernement ratifie cet accord, il se rend complice du Médef ", affirme Gaël Leveugle.
 

 

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