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Pyrénées : la ministre de l'environnement opposée à de nouveaux lâchers d'ours

Ce soir, le gouvernement confirme dans un communiqué à l'AFP qu' il n'y aura pas de lâcher d'ours dans les Pyrénées jusqu'à nouvel ordre.

  • Par Pascale Conte
  • Publié le 30/01/2013 | 09:34, mis à jour le 30/01/2013 | 18:33
Actuellement, on a recensé 22 plantigrades sur l'ensemble du massif pyrénéen. © MaxPPP
© MaxPPP Actuellement, on a recensé 22 plantigrades sur l'ensemble du massif pyrénéen.
Sur leurs sites internet les associations Férus et Pays de l’Ours – Adet avaient annoncé la semaine dernière deux nouveaux lâchers d’ours dans les Pyrénées pour l’année 2013. Afin de suivre les directives de Bruxelles sur la conservation de l'espèce, les associations avaient pris l'initiative d'annoncer elle-même deux lâchers d'ours, en proposant d'utiliser leurs fonds propres et privés. Dans un souci d'économie en tant de crise, cette tentative de passage en force pour assurer la viabilité de l'espèce sur les cinquante prochaines années reste un sujet sensible.

Or selon nos confrères de France Info, la ministre de l'environnement Delphine Batho juge prématurées ces initiatives. Malgré tout, la France est sous une procédure d'infraction de la Commission Européenne préconisant la sauvegarde de l'espèce menacée d'extinction et selon laquelle "la France manquerait à ses obligations de protection de l'ours brun des Pyrénées". Mais la ministre rappelle que plusieurs naissances d'oursons ont eu lieu récemment. Callisto, Soulane et Pépite, ce sont les trois derniers les trois derniers oursons nés en 2011 baptisés de ces trois prénoms.

Un étude sur l'ensemble de la biodiversité des Pyrénées est en cours, englobant la question de l'ours, le biotope et le pastoralisme. Sans ces résultats, la ministre n'est pas favorable, pour le moment, à nouveaux lâchers d'ours.

Alain Reynes, de l'association Pays de l'Ours - ADET a déclaré : "A ce jour, la réponse du ministère est parcellaire. Elle doit être double : répondre à la mise en demeure de la Commission Européenne et répondre à notre offre de lâchers de deux femelles ours, une dans les Pyrénées Centrales, l'autre dans les Pyrénées Occidentales. On croule sous les rapports et les études sur le sujet, sous tous les gouvernements. Maintenant , il y a urgence d'un point de vue génétique et démographique afin de sauver les ours".

L'éternel débat repose toujours sur l'équilibre et le maintien des zones silvo-pastorales, l'entretien des pâturages et des forêts, la protection des espaces naturels et des espèces sauvages. En 2012, le rapport annuel de la DREAL Direction de l'environnement et de l'aménagement de Midi-Pyrénées, évaluait que la population d'ours bruns dans les Pyrénées se portait bien.

L'ADDIP Association pour le Développement Durable de l’Identité des Pyrénées qui regroupe un collectif de la cause anti-ours n'est pas favorable à la réintroduction de nouveaux ours et a dénoncé comme illégale l'initiative de nouveaux lâchers d'ours.

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