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Affrontements à Toulouse autour de la manifestation de Jour de Colère

Après un premier rassemblement à Paris en janvier dernier, le collectif Jour de Colère appelait à la manifestation ce week-end dans huit villes de France. A Toulouse, manifestants et contre-manifestants se sont affrontés ce samedi place du Capitole.

  • Par Laurence Boffet
  • Publié le , mis à jour le
Les manifestants du collectif jour de colère devant le Capitole à Toulouse © Corinne Carrière / France 3 Midi-Pyrénées

© Corinne Carrière / France 3 Midi-Pyrénées Les manifestants du collectif jour de colère devant le Capitole à Toulouse

La manifestation de Jour de colère a viré à la bataille rangée avec ses opposants à Toulouse, ce samedi. Dans la ville rose, comme dans sept autres villes de France, le collectif Jour de Colère, qui regroupe de nombreux mouvements contestataires et d'extrême droite appelle à manifester ce week-end pour protester notamment contre le gouvernement.

Qui se cache derrière Jour de Colère ?

Difficile de savoir qui regroupe exactement le collectif Jour de colère. Une première manifestation du collectif a été organisée à Paris le 26 janvier dernier. Elle avait rassemblé 17 000 personnes selon la police, 160 000 selon les organisateurs. Dans ses rangs, un ensemble hétéroclite : des partisans de Dieudonné, des opposants à l'équitaxe, des "Bonnets rouges" ou encore des groupes d'extrême droite, tous unis pour dénoncer la politique du gouvernement.
Ce week-end, dans les huit villes choisies pour organiser une manifestation, les organisateurs ont été laissés libres d'organiser l'événement comme ils l'entendaient. 

Faible mobilisation à Toulouse

A Toulouse, l'appel était libellé ainsi: "vous vous sentez trahi, vous souhaitez un nouveau gouvernement, vous êtes​ tout simplement mécontent". Il a peu rassemblé, sur une place du Capitole placée sous haute protection policière. Le périmètre de la manifestation autorisée était délimité par des barrières métalliques et bien gardé par un service d'ordre privé plutôt musclé. Les hommes en noir au crâne rasé parfois cagoulé ou casqué, dont certains portaient des tee-shirts de la mouvance d'extrême droite "anti-antifa" étaient plus nombreux que les manifestants, de jeunes catholiques ou encore des représentants du Printemps Français..

Plus d'opposants que de manifestants​

Les opposants à Jour de Colère se sont également mobilisés ce samedi. Notamment, les anti-fascistes. Ils étaient une cinquantaine au départ de la place Esquirol. Tous rassemblés derrière une banderole "Notre rage est révolutionnaire, leur colère est réactionnaire".
Les opposants à Jour de Colère, rassemblés à Toulouse. © Mathias Garnier / France 3 Midi-Pyrénées

© Mathias Garnier / France 3 Midi-Pyrénées Les opposants à Jour de Colère, rassemblés à Toulouse.

Il y avait aussi, de simples passants dans les rangs des opposants. Au total, on aura compté près de 200 opposants autour de la place du Capitole selon les forces de l'ordre.

Des opposants au rassemblement de Jour de colère, à Toulouse. © Véronique Galy / France 3 Midi-Pyrénées

© Véronique Galy / France 3 Midi-Pyrénées Des opposants au rassemblement de Jour de colère, à Toulouse.

Rapidement, la manifestation a viré à la bataille rangée entre manifestants et contre-manifestants, séparés par un cordon de CRS. Les policiers ont arrêté et parfois pourchassé des groupes mobiles d'"antifascistes" et "antihomophobes" qui tentaient d'approcher en criant "la police protège les fascistes" ou "fachos, hors de nos villes". Deux policiers ont été légèrement blessés et une dizaine de personnes interpellée parmi les "antifas".

Le reportage de Corinne Carrière et Véronique Galy :
 

Manif jour de colère Toulouse


 

 

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