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Art contemporain à l'école : Vincent Peillon et Aurélie Filippetti ont lancé à Toulouse le dispositif "un établissement, une oeuvre"

Vincent Peillon et Aurélie Filippetti lancent vendredi à Toulouse l'opération "un établissement, une oeuvre", destinée à sensibiliser les collégiens à l'art contemporain via l'exposition d'une oeuvre dans leur établissement.

  • VA, avec AFP
  • Publié le , mis à jour le
Aurélie Filippetti et Vincent Peillon, entourant le maire de Toulouse Pierre Cohen, lors de la signature de la convention associant les ministères de l'Education et de la Culture © Pascal Pavani/AFP

© Pascal Pavani/AFP Aurélie Filippetti et Vincent Peillon, entourant le maire de Toulouse Pierre Cohen, lors de la signature de la convention associant les ministères de l'Education et de la Culture

Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon et la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti s'étaient donnés rendez-vous à Toulouse pour y promouvoir l'art contemporain dans les établissements scolaires. Ils ont lancé l'opération "un établissement, une oeuvre", visant à exposer des oeuvres issues des Fonds régionaux d'art contemporain (FRAC) au sein même des écoles et des collèges.
"Un établissement, une oeuvre"

A l'école primaire Jules Julien, les deux ministres de l'Éducation et de la Culture ont dévoilé une oeuvre prêtée pour un mois par le Frac de Midi-Pyrénées, représentant un clown noir aux airs de diablotin, créée par l'artiste Fabien Verschaeve. "C'est la première fois qu'une oeuvre d'un Frac est exposée dans une école primaire", a souligné Mme Filippetti, en vantant l'éducation artistique et culturelle comme un "moyen de lutter contre les inégalités". "L'art contemporain peut sembler hermétique à certains mais je crois au contraire que parce qu'il est toujours ludique, parce qu'il suscite toujours un débat, une
discussion, il est un excellent outil pédagogique", a expliqué Aurélie Filippetti.
"C'est gratuit, il n'y a rien à vendre", a alors lancé son collègue de l'Éducation, Vincent Peillon, comme en boutade. "Même pour Jules Ferry (ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts en 1883, ndlr), il n'y a jamais eu d'opposition entre lire, écrire, compter et permettre à tous les enfants d'avoir accès aux plus beaux des arts", a-t-il ajouté.
Les Frac sont des collections publiques créés en 1982, en même temps que les Régions, pour permettre à l'art de notre époque d'être présent dans chaque région. Ils détiennent 26.000 oeuvres de 4.200 artistes français ou étrangers.
"Les collections des 23 Frac rassemblées, c'est l'une des plus belles collections d'art contemporain au monde et nous avons la chance que ces collections soient publiques. Nous avons constitué depuis trente ans une richesse exceptionnelle qu'il faut faire découvrir et faire partager", a insisté la ministre.
Selon les ministères de l'Éducation et de la Culture, l'objectif pour cette année scolaire est de "lancer l'opération + un établissement, une oeuvre+ dans autant de collèges que possible en privilégiant les établissements situés dans les zones d'éducation prioritaire et les zones rurales isolées".
"Toulouse est l'exemple de ce que nous voulons généraliser dans le pays", a assuré Aurélie Filippetti, vantant l'intérêt du "passeport pour l'art" qui permet aux écoliers toulousains de 5 à 11 ans de participer gratuitement à des activités artistiques et culturelles sur leur temps scolaire. Entièrement financé par la ville, ce parcours culturel va bénéficier cette année à "20.000 enfants", a souligné le maire Pierre Cohen.
Aurélie Filippetti a par ailleurs rappelé que le musée du Louvre allait montrer l'exemple en ouvrant, à partir de 2016, une aile "entièrement dédiée à l'éducation artistique et culturelle" pour les enseignants comme pour les enfants.

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