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La manifestation illégale anti-Sivens et contre les violences policières dégénère à Toulouse

Une manifestation, non autorisée a eu lieu dans le calme à Toulouse contre les violences policières et le barrage de Sivens. Des incidents ont éclaté à Saint-Cyprien après que les participants, plus nombreux que prévu aient été évacués de l'hyper-centre. On compterait 3 blessés et 16 interpellations

  • V.Haudebourg / F.Valery
  • Publié le , mis à jour le
© Fabrice Valéry / France 3 Midi-Pyrénées

© Fabrice Valéry / France 3 Midi-Pyrénées

Le nombre de manifestants a surpris les forces de l'ordre qui ont tout de même réussi à les éloigner de l'hyper-centre de Toulouse après un rassemblement plutôt calme à Esquirol. Dans le quartier saint-Cyprien, le cortège s'est alors disloqués alors que des incidents éclataient. 16 personnes ont été interpellées et 2 policiers ont été blessés selon la préfecture. D'après les pompiers,  un journaliste de Radio Canada a été lui aussi blessé. Après une chute dans une bousculade et des jets de lacrymo, il a été transporté inconscient à l'hôpital Purpan.
La manifestation avant les incidents
D'après un communiqué de la préfecture, 16 individus interpellés, notamment pour faits de violence à l'encontre des forces de l'ordre et port d'armes. Dans le quartier de Saint-Cyprien : au moins 4 agences bancaires, du mobilier urbain (abribus, panneaux publicitaire) et la vitrine d'une agence bancaire ont été dégradés, ainsi que plusieurs façades taguées.

Retour sur le déroulement de la manifestation pourtant interdite

Le rassemblement a débuté à 15 heures place Esquirol à Toulouse sous haute surveillance policière. Entre 300 et 400 policiers selon nos informations sont mobilisés ce samedi dans Toulouse. Un premier rassemblement, autorisé, s'est déroulé ce samedi matin dans le calme.

Des forces de l'ordre qui bouclent le secteur

Devant le risque de débordements, le préfet a prévenu : la manifestation qui a lieu à l'appel du collectif Notre Dame des Landes et du collectif ZAD 31 n'a pas fait l'objet de déclaration préalable et est illégale.


Les manifestants "s'exposent à des sanctions pénales". Dans leur appel à manifester, les organisateurs indiquent que "la peur doit changer de camp ". Dans un communiqué, Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse, a appelé à la prudence. Les commerçants du centre-ville, eux, ont fait connaître leur ras-le-bol après ces diverses manifestations (trois en un mois), au cours de laquelle, certains sont contraints une nouvelle fois de baisser le rideau.


Face à face à Esquirol

Dès 15 heures plusieurs centaines de manifestants sont rassemblés à Esquirol qui est bouclé. Des étudiants de l'université Jean-Jaurès ont appelé à se joindre au mouvement. Les forces de l'ordre sont rassemblées en face.

Parmi les participants, des zadistes, des étudiants... Au premier rang, des manifestants déguisés dansent devant les forces de l'ordre. Ils sont au plus fort de l'évènement plus de 2000 d'après un de nos journalistes. Mais la plupart se disperseron assez vite, avant les incidents. C'est plus que ce à quoi s'attendaient les policiers.
Les forces de l'ordre rappellent que la manifestation est illégale. Des bouteilles sont lancées sur eux. Dernières sommations avant évacuation.

Le rassemblement quitte l'hyper-centre de Toulouse

Les manifestants prennent alors la direction du Pont Neuf. Les rues alentours sont bloquées par les policiers.



La manifestation traverse alors la Garonne. Une participante s'exclame "ils nous éloignent du centre ville !". Le cortège arrive dans le quartier saint-Cyprien. Selon une source policière, les autorités surprises par le nombre de manifestants, se donnent du temps avant d'agir. La situation devient confuse.





Premiers incidents vers 16h30

Paraissant débordées dans un premier temps, les forces de l'ordre ne tardent pas à se reprendre. Mais les manifestants sont maintenant en groupe disloqués et plus difficile à contenir.

 

Un face à face débute sur les allées Charles de Fitte. Certains manifestants semblent prêts à en découdre et cherchent l'affrontement.

Les forces de l'ordre, dans la confusion la plus totale finissent par ouvrir la rue de Billières où on lieu des actes de vandalisme.

Une barricade est même mise en place avenue de Grande-Bretagne et incendiée.

Des feux maîtrisés par les forces de l'ordre. L'ambiance est toujours très confuse avenue de grande-Bretagne.

D'après la police, 16 personne sont été interpellées. 2 policiers sont blessés. Etégalement un journaliste d'après le spompiers. A partir 18h30, la situation revient peu à peu au calme, les manifestants se dispersant. Les stations de métro sont toujours fermées et aucun bus ne circule dans le secteur jusqu'en début de soirée.

Une précédente manif illégale avait déjà dégénéré

Le samedi 8 novembre dernier, une autre manifestation avait été interdite ce qui n'avait pas empêché environ un millier de personnes de se regrouper. Des incidents avaient éclaté avec les forces de l'ordre et 21 personnes avaient été interpellées, quatre étant libérées le lendemain après un simple rappel à la loi.

Notre dossier complet sur le barrage de Sivens et la mort de Rémi Fraisse, ici

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