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Neuf des haras nationaux français dont celui de Tarbes (Hautes-Pyrénées) en vente

Neuf des haras nationaux français (sur 22), dont celui de Tarbes (Hautes Pyrénées) sont à vendre d'ici la fin de l'année, des biens estimés à une quarantaine de millions d'euros en tout par France Domaine, selon l'Institut français du cheval (IFCE).

  • VA, avec AFP
  • Publié le , mis à jour le
Les haras de Tarbes, patrimoine dans la ville, ont été créé en 1806 sous Napoléon Ier

Les haras de Tarbes, patrimoine dans la ville, ont été créé en 1806 sous Napoléon Ier

Selon Christian Vanier, le directeur général de l'IFCE, l'opération de vente de neuf des haras nationaux français doit être bouclée "dans l'année".

L'Institut vient d'annoncer aux collectivités locales concernées qu'elles avaient quatre mois pour faire une offre sur le haras de Saint-Lô, dernière vente de haras de la série à être lancée.

Le syndicat CGT de l'IFCE dénonce une "destruction à petits feux des haras". Le syndicat redoute la suppression d'au moins deux tiers des 120 à 130 emplois que comptent selui lui les haras à vendre.

Il existe 22 haras nationaux en France : neuf dont l'État est locataire, 12 dont il est propriétaire et un, le haras du Pin, dans l'Orne, qui est sous le contrôle
conjoint de l'État et de collectivités.

Outre Saint-Lô, l'État vend donc Tarbes (Hautes Pyrénées, créé en 1808 sous Napoléon Ier), Compiègne (Oise), Lamballe et Hennebont en Bretagne, Saintes (Charente-maritime), Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Gelos (Pyrénées-Atlantiques), et Auriac (Corrèze).

"On est dans une logique d'économies. Là où il y a un projet avec un équilibre financier acceptable pour l'établissement, on peut accepter de ne pas vendre. Là où il n'y a pas ça, on vend", a précisé le DG de l'IFCE.

Mais plusieurs élus locaux concernés accusent l'État d'avoir lui même privé les haras de leurs recettes en privatisant ces dernières années leur activité de reproduction des chevaux.

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