La centrale nucléaire de Gravelines prolongée de 10 ans ?

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, a indiqué dimanche être prête à donner (le) feu vert au prolongement de dix ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises, qui passerait ainsi de 40 à 50 ans. Gravelines, dans le Nord, est concernée.

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La centrale nucléaire de Gravelines. © AFP

© AFP La centrale nucléaire de Gravelines.

"Oui, je suis prête à donner ce feu vert, sous réserve de l'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)", a déclaré Mme Royal sur France 3, ajoutant que ces centrales exploitées par EDF sont déjà amorties, donc produiront une électricité meilleur marché. Cette décision s'inscrirait cependant dans le contexte de la baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d'électricité pour monter en puissance sur le renouvelable, tel que prévu par la loi de transition énergétique (LTE) adoptée l'an dernier, a-t-elle rappelé.
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La centrale nucléaire de Gravelines, la seule de notre région et la plus importante d’Europe de l’Ouest, est concernée par cette décision. Quatre de ses six réacteurs datent de 1980-1981, les deux derniers de 1985. À l'origine, elle avait été conçue pour durer jusqu'en 2020. Son électricité couvre les besoins de quatre millions d'habitants. C'est l'un des sites industriels les plus sensibles de France. 2 000 personnes franchissent les portiques de sécurité chaque jour.
vicite central gravelines

Demande d'EDF

Le patron d'EDF, Jean-Bernard Levy, avait déjà affirmé mi-février que l'Etat (avait) donné son accord pour que nous modernisions le parc actuel de façon à ce que la durée de vie qui a été conçue pour 40 ans, nous la montions à 50 et 60 ans, sous réserve que la sécurité nucléaire soit garantie.

La loi de transition énergétique prévoit de réduire à 50% la part de l'atome dans la production électrique de la France à horizon 2025 et plafonne à son niveau actuel de 63,2 gigawatts la production nucléaire du pays. Cette dernière disposition contraindra EDF à fermer deux réacteurs, normalement ceux de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), pour compenser la mise en service du réacteur EPR de Flamanville, reportée à fin 2018. Il n'y a pas d'autre fermeture de prévue dans les dix ans à venir, avait souligné M. Levy.

Le gouvernement doit présenter prochainement sa programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui détaillera l'évolution des moyens de production par type d'énergie (nucléaire, gaz, renouvelables, etc.).
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