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Hôpital du Bon-Sauveur: les grévistes “destituent” la Direction

L'Etablissement Public de Santé mentale de Caen ce mardi matin
L'Etablissement Public de Santé mentale de Caen ce mardi matin

Alors qu'un nouveau comité technique d'établissement doit avoir lieu ce mardi, le personnel réuni en assemblée générale ce matin a décidé de prendre la direction de l'hôpital pyschiatrique de Caen.

Par CM

Le bras de fer entre la direction et le personnel de l'hôpital psychiatrique du bon-Sauveur vient de franchir un nouveau pallier ce mardi matin. "L'Assemblée générale des personnels a décidé à 9 heures que la direction était destituée et que nous allions prendre la direction", explique Bruno Lechaftois, de l'intersyndicale CGT-Sud, "Tous les personnels sont donc maintenant devenus des directeurs."

Propos recueillis par Hélène Jacques et Mathieu Beaudouin
Bruno Lechaftois, de l'intersyndicale CGT-Sud EPSM de Caen


Voilà 8 jours que le personnel de l'Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de Caen est à nouveau en grève: les agents filtrent les admissions. Ce mouvement est un épisode de plus dans le conflit opposant, depuis plusieurs mois, le personnel à la direction. Dans le viseur des grévistes, un plan de redressement de l'établissement impliquant la suppression d'une cinquantaine de postes à moyen terme et de 5 RTT par agents. Pour le personnel, ce plan d'économie est synonyme de diminution de l'offre de soin et de désorganisation de l'établissement. Ce plan devait être entériné la semaine dernière lors d'un comité technique à l'Agence Régionale de Santé. Celui-ci avait été ajourné, faute d'avoir atteint le quorum requis. Il doit avoir lieu ce mardi après-midi.

L'action menée ce mardi matin marque une aggravation des tensions et risque d'être condamnée par la justice. Le 30 avril dernier le tribunal administratif avait donné gain de cause à la direction de l'hôpital psychiatrique du Bon-Sauveur en interdisant à toute personne (morale ou physique) d'organiser ou de provoquer le blocage des locaux, d'empêcher l'accès à l'établissement et le réunions des instances consultatives. Dans son ordonnance, le tribunal indiquait que l'établissement pourrait voir recours à la force publique pour faire évacuer d'éventuel "bloqueurs" et que toute personne ne respectant pas les injonctions du tribunal se verrait infliger une astreinte de 500 euros par jour.

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