Caen se donne de l'air

© PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
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En match repoussé de la 18e journée de Ligue 1, le SM Caen a battu cet après-midi largement Metz, un concurrent au maintien (3-0). Une victoire qui fait beaucoup de bien au classement pour sortir de la zone de relégation.

Par David Frotté

Le Stade Malherbe navigue un peu à vue en ce moment : dernier de Ligue 1 avant le coup d'envoi de ce Caen-Metz, mais avec un voire deux matchs de retard sur la concurrence qui a joué la veille (Nantes-Caen se jouera le 18 janvier 2017).

Le brouillard avait reporté la rencontre samedi, il a failli récidiver ce dimanche. Cela aurait été dommage, car les spectateurs ont vu du spectacle. Plus que ce que l'affiche ne le laissait peut-être présager, entre deux équipes en gros manque de confiance. Car à y regarder de plus près, Caen n'avait finalement pas grand chose à envier à Metz (6 défaites sur ses 9 derniers matchs de championnat).

Et les Normands ont donc décidé de tout de suite prendre les choses en main, et le gardien messin devait avoir l'oeil partout : sur ce ballon en corner repris par la tête de Yann Karomoh, seul dans les 6 mètres, et qui frolait la transversale (10e), sur la reprise de volée de Rony Rodelin trop centré (17e).
Mais quelques minutes plus tard, il ne faisait qu'observer impuissant la nouvelle tête de Yann Karamoh sur un centre de Bessat (20e). Celle-là était cadré et donnait l'avantage aux locaux (1-0). Plus que mérité.
Surtout que le break était tout proche, encore dans les airs, mais cette fois par Rony Rodelin qui trouvait le poteau (27e), avant que le ballon ne soit dégagé en catastrophe.


En 2e mi-temps, les Lorrains revenaient sur le terrain avec beaucoup plus d'envie, presque trop.
Les contacts se multipliaient, et l'arbitre n'était pas aveugle du tout sur le craquage du défenseur, pourtant expérimenté, Milan Bisevac. Enervé par un Yvan Santini qui jouait des bras dans un duel, le Messin répondait par un coup dans le visage de l'attaquant caennais (57e). Impardonnable... 

Cette explusion, les visiteurs allaient très vite la payer, avec le même Ivan Santini qui s'avançait jusqu'aux 18 mètres sans être attaqué, et punissait cette passivité d'un tir au ras du poteau (61e, 2-0).

Deux buts d'avance, un joueur de plus sur la pelouse, Caen semblait pouvoir voir venir. Mais un raté était encore dans toutes les têtes... Le raté face à une équipe de Dijon dans la même posture lors du dernier match des Normands à d'Ornano (3-1 puis 3-3, 16e journée).

Le public voyait alors son équipe reculer, un peu peureuse.
Et le gardien local, Matthieu Dreyer regardait les corners s'additionner près de son but. Il était même obligé d'intervenir d'un arrêt réflexe sur une tentative de Simon Falette (80e), puis il suivait du regard une frappe enveloppée et déviée de Thibaut Vion venir s'écraser sur son poteau (86e). 


Le mauvais n'était plus là. Au contraire, c'est même Caen qui corsait l'addition dans les arrêts de jeu, par Papé Sané (90+3 ; 3-0).

Au classement, l'équipe normande remonte à la 16e place de Ligue 1, juste devant... Metz. L'image aussi de réconciliation entre joueurs et supporters caennais, à la fin du match, faisait plaisir à voir.

© twitter SM Caen
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