Les lycéens donnent le coup d'envoi du Prix Bayeux-Calvados

Kamal Redouani, grand reporter spécialiste du Moyen-Orient face aux lycéens normands / © A.Huctin
Kamal Redouani, grand reporter spécialiste du Moyen-Orient face aux lycéens normands / © A.Huctin

Le 23e Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre s'est ouvert ce lundi pour une semaine dominée par la détresse des réfugiés venus de Syrie, d'Irak, d'Afrique ou d'ailleurs. 2500 lycéens de la région ont voté pour choisir le meilleur reportage télé.

Par F3Normandie avec AFP

Sensibiliser le public au travail des journalistes sur le terrain, c'est l'une des missions du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. Une mission qui passe aussi par l'éducation, notamment auprès des plus jeunes. D'où la place accordée aux lycéens de la région qui remettent chaque année un prix au meilleur reportage télé de leur choix.


Ce lundi, avant de déposer leur bulletin dans l'urne, ils ont pu rencontrer plusieurs journalistes comme Jérôme Delay, photographe pour l'agence Associated Press ou Kamal Redouani, grand reporter spécialiste du Moyen-Orient dont le documentaire consacré aux origines de Daesch a récemment été diffusé par nos collègues d'Envoyé Spécial.

"Cette génération est aujourd'hui la cible de Daesch", explique le journaliste, "Elle doit être sensibilisée au travail de journaliste, à l'information, notamment celle qui circule sur internet. On doit les aider à avoir un oeil critique en leur expliquant notre travail, comment on le fait, expliquer que l'information qu'on donne a été vérifiée sur le terrain et qu'ils doivents e méfier de cette information qui est ouverte sur internet".

Reportage d'Alexandra Huctin et Stéphanie Lemaire
Intervenants:
- Christine Feret, professeur de Lettres au Lycée Laplace
- Iris, élève de seconde au Lycée Dumont d'Urville à Caen

Les lycéens donnent le coup d'envoi du Prix Bayeux-Calvados
Le 23e Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre s'est ouvert ce lundi pour une semaine dominée par la détresse des réfugiés venus de Syrie, d'Irak, d'Afrique ou d'ailleurs. 2500 lycéens de la région ont voté pour choisir le meilleur reportage télé. - A.Huctin/S.Lemaire


Les réfugiés au coeur de la 23e édition du ¨Prix Bayeux

"Fuir Daech à tout prix", "Grèce: les persécutés", "Réfugiés: la traversé de la mort", "Le calvaire des migrants africains", "Le procès de migrants en Hongrie": nombre des 55 reportages en compétition, portent cette année sur les réfugiés. Le public peut les consulter depuis lundi matin dans une salle municipale de Bayeux.

La Syrie et l'Irak font l'objet de beaucoup de reportages comme "Chauffeurs routiers en territoire Daech" (acronyme arable de l'organisation Etat islamique), "Un ancien terroriste de Daech témoigne" ou "Syrie, ceux qui restent". Le Yémen, l'Ukraine ou le Soudan du Sud sont également des sujets récurrents. On trouve aussi des sujets comme, "Etre fait comme un rat: la vie à Gaza" ou "Plongée dans l'univers secret des femmes de talibans".

Le jury sera présidé par le journaliste et essayiste Jean-Claude Guillebaud, prix Albert Londres pour sa couverture de la guerre du Vietnam en 1972. Il remettra les différents prix samedi.

En attendant, six expositions ont ouvert leurs portes lundi à Bayeux, dont une en extérieur. Des barbelés de la frontière turco-syrienne à ceux de Calais, une vingtaine de photos de l'AFP installées le long des berges fleuries de l'Aure, la rivière qui traverse Bayeux, donnent un aperçu de "l'errance des réfugiés à travers l'Europe".

Une vingtaine de photos de l'AFP sont exposées dans les rues de Bayeux / © Charly Triballeaux
Une vingtaine de photos de l'AFP sont exposées dans les rues de Bayeux / © Charly Triballeaux


Autre exposition poignante, "Nota Roja" montre à quel point la violence et le sang sont devenus le quotidien d'Acapulco, station balnéaire qui fut très prisée devenue "ville la plus meurtrière du Mexique". Elle est à voir dans une chapelle située près de la célèbre Tapisserie de Bayeux, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Les photos sont signées Bernandino Hernandez, arrivé orphelin à Acapulco à l'âge de 3 ans. Le grand reporter Van der Stockt est le commissaire de cette exposition qui, comme celle de l'AFP, se termine fin octobre.

Plusieurs projections et rencontres avec des reporters ainsi qu'un salon du livre sont prévus d'ici à dimanche.

Les huit principaux prix seront remis en presse écrite, télévision, radio, photo, télévision grand format, webjournalisme, jeune reporter photo, et vidéo.

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