Pour Sarah, pas de scolarité sans solidarité

Sarah Leroux, 8 ans, est soclarisée dans un Centre d'éducation conductive ouvert à Bayeux en 2012
Sarah Leroux, 8 ans, est soclarisée dans un Centre d'éducation conductive ouvert à Bayeux en 2012

Sarah Leroux a 8 ans. La petite fille polyhandicapée est scolarisée dans un Centre d'éducation conductive à Bayeux. Cette structure bénéficie de peu de soutien. Les parents doivent faire appel à la solidarité pour financer les 12 000 € de frais annuels de prise en charge. 

Par Christophe Meunier

Pour les parents de Sarah, chaque rentrée est un nouveau combat. La petite fille de 8 ans est polyhandicapée. Elle souffre de problèmes neuromoteurs et ne peut suivre une scolarité comme les autres enfants de son âge. L' "école" de Sarah a ouvert en 2012. Il s'agit d'un CEC: un Centre d'Education Conductive. Elle est basée sur système éducatif créée en Hongrie dans les années 40 et vise à permettre aux enfants souffrant de troubles moteurs cérébraux d'acquérir une autonomie fonctionnelle.

C'est une association, "Honorine lève toi", qui est à l'origine de la création du CEC de Bayeux, le deuxième en France. Ce dernier s'occupe de six enfants, dont Sarah. Mais ne bénéficie, pour l'instant, d'aucun soutien. Conséquences: les parents doivent débourser 12 500 € à l'année pour financer la prise en charge de leur enfant par cette structure.

Les parents de Sarah Leroux ont à leur tour créé une association, "Sarah rayonne", pour collecter des dons. Différents événements sont organisés au cours de l'année. En avril, 10 chef caennais ont donné des cours de cuisine pour réunir des fonds. Ce dimanche, c'est une randonnée pédestre qui était organisée à Bretteville-sur-Odon. Les frais d'inscription seront reversés à l'association.

Malgré l'élan de solidarité, les parents de Sarah craignent de ne pas pouvoir tenir sans le soutien d'une institution médico-social. "Du côté humain, ça avance, on a vraiment un rapprochement qui se fait avec un Institut médico-éducatif (IME), ils nous aident énormément donc ils croient en notre école", explique Caroline Leroux, "Mais il faut que l'Agence Régionale de Santé valide les choses. Sur le fond, elle dit être d'accord. Seulement, les mois passent, les années passent et nous, financièrement, on ne va plus pouvoir tenir".

Reportage de Rémi Mauger et Mélina Boetti
Intervenants:
- Françoise Repussard, association Sarah rayonne
- Caroline Leroux, mère de Sarah
- Guy Leroux, père de Sarah

Pour Sarah, pas de scolarité sans solidarité
Sarah Leroux a 8 ans. La petite fille polyhandicapée est scolarisée dans un Centre d'éducation conductive à Bayeux. Cette structure bénéficie de peu de soutien. Les parents doivent faire appel à la solidarité pour financer les 12 000 € de frais annuels de prise en charge.  - R.Mauger/M.Boetti

 

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