Avec sa nouvelle usine, Jeannette veut conquérir le monde

La nouvelle usine Jeannette de Colombelles
La nouvelle usine Jeannette de Colombelles

Deux ans après sa résurrection, la biscuiterie Jeannette s'apprête à passer la vitesse supérieure avec une nouvelle usine de 3100 m2 située à Colombelles. 

Par CM

A entendre Georges Viana, le patron de la biscuiterie Jeannette, le nouveau four venu Danemark, est un monstre qu'il faut dompter. L'appareil est capable de cuire 300 kilos de madeleines par heure et devrait permettre à l'entreprise de produire deux tonnes par jour et cinq tonnes quotidiennes à terme.

Le nouveau four de la biscuiterie Jeannette est capable de cuire 300 kilos de madeleines par heure / © PL
Le nouveau four de la biscuiterie Jeannette est capable de cuire 300 kilos de madeleines par heure / © PL

Mais avant, il faut apprendre à se connaître. "Lors du premier test, les madeleines étaient déjà pas mal. Maintenant, il faut qu'elles soient parfaites !". Température, humidité dans le four, vitesse de fonctionnement, ce sont pas moins de 20 paramètres qui doivent être minutieusement réglés avant de lancer officiellement la production en novembre prochain.

Ce nouveau four trône au coeur de la nouvelle usine de la Biscuiterie Jeannette, un site de 3100 m2 situé à Colombelles. Et un investissement conséquent pour la société qui a redémarré il y a deux ans avec seulement 55 000 euros. Pour ce que Georges Viana appelle "le projet phase 3", il a fallu trouver 6,5 millions d'euros. Et les investisseurs ont répondu présent. "Beaucoup de gens sont prêts à nous suivre, croient en ce projet".

Les madeleines à la sortie du four / © PL
Les madeleines à la sortie du four / © PL


Des madeleines "dégustées partout dans le monde"

De l'aveu du patron, "Démouville (le premier site) ça fonctionne très bien". Mais Georges Viana estime que "c'est fondamental que l'entreprise atteigne une taille critique". Cette phase 3 de la résurrection de Jeannette correspond en fait au projet initial de reprise qu'avait imaginé Georges Viana. Faute de financement suffisant, l'entrepreneur avait dû revoir ses ambitions à la baisse. "Ça va pérenniser l'entreprise, ça va nous permettre de garantir de la production presque pour tout le monde: dans la région, un peu en France et à l'étranger parce qu'il faut absolument que nos madeleines soient dégustées partout dans le monde".

L'export, c'est la prochaine étape pour la Biscuiterie Jeannette. L'entreprise espère commercailiser ses madeleines en asie et en Amérique l'an prochain. Georges Viana va prochainement effectuer un voyage en Chine avec le président de la Région Normandie.

"Sauver des emplois et en créer d'autres"

La conquête de nouveaux marchés permettra, espère le patron de Jeannette, de créeer de nouveaux emplois. "C'était l'objectif de ma reprise de Jeannette: sauver des emplois et en créer d'autres". Jeannette a redémarré en septembre 2015 avec 12 salariés. Aujourd'hui elle en compte une trentaine et la nouvelle usine pourrait en accueillir une cinquantaine dans les prochaines années.

© PL
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Si la société change d'échelle, elle n'entend pas changer de recette. "Nos madeleines seront toujours aussi bonnes voir même meilleures pusiqu'on aura un peu plus de régularité", assure Georges Viana; Et le lancement de l'usine de Colombelles en sinifie pas l'abandon du site de Démouville. Désormais, celui-ci va se spécialiser dans la fabrication d'un nouveau produit: la madeleine sans gluten.

Reportage de Pauline Latrouitte et Charles Bézard

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