Une des dernières Rochambelle s'est éteinte

Trois Rochambelles de la Division Leclerc soignent un blessé sur un brancard. / © PhotosNormandie / Flickr
Trois Rochambelles de la Division Leclerc soignent un blessé sur un brancard. / © PhotosNormandie / Flickr

Les Rochambelles ce sont ces infirmières volontaires qui ont rejoint la 2eme DB du Général Leclerc pendant la Seconde Guerre mondiale. Marie-Thérèse Tarkoy-Pezet faisait partie de ces femmes d'exception qui portaient secours sur le champ de bataille aux soldats blessés ou mourants.

Par Sabine Daniel

Marie-Thérèse Tarkoy-Pezet vient de décéder à Plescop, dans le Morbihan, à l'âge de 104 ans. Sa vie pourrait inspirer un roman ou un film. 
Fille d'un député du Morbihan, la jeune étudiante en droit, brillante, entre au Quai d'Orsay où elle est conseillère juridique à l'âge de 24 ans. Mais Marie-Thérèse quitte cet emploi lorque son père en 1940 entre dans la résistance et la clandestinité. 

En 1944, la jeune femme rejoint les femmes de la 2ème DB, les Rochambelles. Sur les champs de bataille de l'Est de la France , elle, qui ne supporte pas la vue du sang, prodigue les soins et évacue les blessés dans son ambulance avec son binôme. Pendant la seconde guerre mondiale, le chef de char de son escadron est un jeune acteur célébre, Jean Gabin, avec lequel elle sympathise. 
En 1947, Marie Thérèse est l'une des dernières personnes à voir le Général Leclerc en vie. Le libérateur de Paris et de Strasbourg, le protecteur des courageuses Rochambelles décéde quelques heures après son départ de Paris dans un crash dans le désert algérien. 
Pour ses actes de bravoure sur les champs de bataille, Marie-Thérése Tarkoy-Pezet avait reçu la légion d'honneur, la médaille Militaire et la Croix de guerre de 1939-1945. 

Lire aussi :
Les Rochambelles, une histoire de femmes 


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