Meurtre d'une nonagénaire à Athis-de-l'Orne: un petit-fils de la victime en garde à vue

Le corps sans vie d'une femme de 93 ans a été découvert ce jeudi dans ce pavillon d'Athis-de-l'Orne / © FB
Le corps sans vie d'une femme de 93 ans a été découvert ce jeudi dans ce pavillon d'Athis-de-l'Orne / © FB

Le corps sans vie d'une femme de 93 ans a été retrouvé ce jeudi à son domicile à Athis-de-l'Orne. L'autopsie révèle la présence de coups très violents. L'un des petits-fils de la victime est entendu depuis vendredi par les enquêteurs.

Par CM

C'est l'un des fils de la victime qui a découvert le corps ce jeudi dans un pavillon d'un quartier réputé tranquille d'Athis-de-l'Orne. Sa mère de 93 ans gît sans vie sur le sol de sa chambre à coucher. Il prévient le samu. Les médecins sur place ont du mal à identifier les causes du décès, malgré son grand âge. Ils dressent donc un obstacle médico légal (interdiction temporaire d'inhumer). Parallèlement une enquête de voisinage est menée par les gendarmes. 

Un voisin signale alors la présence mercredi soir d'un des petits-fils de la victime et raconte que, un an auparavant, la vieille dame avait refusé de le faire rentrer chez elle. L'homme et sa grand-mère semblait donc avoir une relation conflictuelle. Alertés par ce témoignage, les gendarmes informent le procureur de la République d'Argentan. Ce dernier décide ordonne alors une autopsie.


"Des blessures sauvages"

L'examen du corps par le légiste est pratiqué vendredi matin. L'autopsie révèle la présence de fractures au niveau de la cage thoracique. Des indices évoquent une possible suffocation ou une hémorragie. "Elle porte des traces d'agression un peu partout sur son corps notamment au niveau des parties génitales et de son rectum", explique Hugues de Phily, procureur de la République d'Argentan, "Il y a des raisons de penser qu'elle est morte de manière très brutale (...) il s'agit de blessures sauvages".

Il est donc décidé d'interpeller le petit-fils de la victime aperçu dans le quartier mercredi soir. Grâce au témoignage du voisin, les gendarmes disposent d'éléments permettant d'identifier son véhicule et de le localiser. L'homme est interpellé vendredi à Dieppe en Seine-Maritime avant d'être transféré à Domfront pour être auditionné par les enquêteurs de la brigade de recherche.


Un marginal sans domicile fixe

"Les gendarmes ont plusieurs pistes de travail", précisent Hugues de Philly. "Les gendarmes ont des questions à lui poser parce qu'il fait partie des dernières personnes qui ont été vues chez la victime et qu'on sait qu'il y a pu y avoir entre eux deux des altercations, donc on a des comptes à lui demander" .

Le petit-fils de la victime, âgé de 24 ans, est décrit comme un marginal, sans domicile fixe et "connu de la justice pour des condamnations relativement anciennes pour des faits qui sont totalement différents de ceux d'aujourd'hui". Débutée ce vendredi à 16 h 05, la garde à vue est toujours en cours. L'enquête est menée par la brigade de recherche de Domfront avec l'appui de la section de recherche de Caen.

Reportage de Franck Bodereau et Gildas Marie
intervenants:
- Hugues de Phily, procureur de la République Argentan
- Jean-Claude Roussel, voisin de la victime

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