Le service de chimiothérapie de Vire menacé de fermeture

Après la fermeture de la maternité et du bloc opératoire, l'hôpital de Vire risque prochainement de perdre un autre de ses services faute d'un nombre suffisant de patients.

Par CM et FB

"Ce serait grave ! C'est important ! Faut pas que ça parte parce que nous après ça nous éloigne, il faut aller plus loin et le service ne sera pas forcément le même". Patrick Liuron fait déjà de la route pour suivre son traitement. Tous les 15 jours, cet homme de 56 ans fait 40 km pour se rendre au service de chimiothérapie de l'hôpital de Vire. Bientôt, il devrait en faire encore plus pour se soigner.

Car cette petite unité ambulatoire de 5 lits pourrait bien fermer ses portes le 1er décembre prochain. Faute d'un nombre suffisant de patients. En 2004, ils étaient 76 à y suivre un traitement et 67 en 2015. Or le nombre de patients fixé par décret est de 92. En dessous de ce seuil, la loi permet de supprimer ce service.

La solution pourrait venir de l'hôpital de Flers, situé 30 km plus loin. Les directeurs des deux établissements envisagent même une coopération. Flers qui atteint le seuil des 80 patients pourrait prescrire les soins, et autoriser l'hopital de Vire à les délivrer. C'est l'Agence Régionale de Santé qui aura le dernier mot.

Reportage de Franck Bodereau et Charlez Bézard
Intervenants:
- Marielle Kerhardy, secrétaire CGT hôpital de Vire
- Patrick Lieuron, patient
- François Ponchon, directeur par intérim hôpital de Vire

Le service de chimiothérapie de Vire menacé de fermeture
Après la fermeture de la maternité et du bloc opératoire, l'hôpital de Vire risque prochainement de perdre un autre de ses services faute de d'un nombre suffisant de patients. - F.Bodereau/C.Bézard


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