Des doctorants normands ont trois minutes pour convaincre et se faire comprendre

Séance d'entraînement au concours "Ma thèse en 180 secondes" pour des doctorants de Caen
Séance d'entraînement au concours "Ma thèse en 180 secondes" pour des doctorants de Caen

Le 31 mars prochain, 38 étudiants de Caen, du Havre et de Rouen vont s'affronter dans un exercice délicat: présenter sa thèse en 180 secondes chrono. Une première étape avant la grande finale de ce concours international.

Par Christophe Meunier

Voilà des mois qu'ils y travaillent, des dizaines d'heures à plancher, des centaines de pages à compulser. Mais on leur demande à présent de synthétiser en 180 secondes chrono (soit trois minutes) le fruit de leur dur labeur. et surtout de le rendre compréhensible par le commun des mortels. Un sacré défi quand l'intitulé même de sa spécialité reste obscur pour le grand public. Ce défi, c'est le concours "Ma thèse en 180 secondes" ouvert aux jeunes doctorants, un concours international dont la finale est organisée pour la troisième fois consécutive en France cette année par la Conférence des présidents d’université (CPU) et le CNRS.

Avant cette grande finale, il faudra d'abord passer l'étape régionale. En Normandie, 387 étudiants de Caen, du Havre et de Rouen s'y préparent activement avant de s'affronter le 31 mars prochain, comme René-Emmanuel Datoundji. Le sujet de sa thèse: "le diagnostic d'intersection routière par vision grand angle". Le but: prévenir les accidents de la route en équipant les feux tricolores des capteurs et des caméras aux carrefours. Un sujet qui reste aisément compréhensible par les néophytes et présente des applications concrètes dans leur quotidien.

Simplifier le propos est une chose, communiquer en est une autre. Le concours est à la fois un exercice de style mais aussi de comédie. Les sessions d'entraînement, auxquelles l'une de nos équipes a pu assister, est aussi l'occasion pour ces jeunes doctorants d'apprendre à s'exprimer en public, maîtriser sa voix et sa gestuelle. "C'est le moyen de faire le lien entre les chercheurs et la société et de comprendre que dans un tas de recherches aujourd'hui il y a des implications sociales", explique Stanislas Hommet, vice-président en charge de la communication de l'Université de Caen, "les solutions de demain se trouvent dans nos têtes universitaires, chez nos jeunes doctorants, c'est pour ça que c'est important".
 

Reportage de Suzana Nevenkic et Carole Lefrançois
Intervenants:
- René-Emmanuel Datoundji, doctorant en deuxième année
- Stanislas Hommet, vice-Président en charge de la communication de l'Université de Caen

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