Il récupère 7.500 euros en volant dans les troncs des églises

En deux ans, le suspect aurait volé pour au moins 7.500 euros de dons de paroissiens. / © © Maxppp/ E.Malot
En deux ans, le suspect aurait volé pour au moins 7.500 euros de dons de paroissiens. / © © Maxppp/ E.Malot

Un habitant de Saint-Lô (50) a été interpellé, ce jeudi 27 juillet 2017, par la gendarmerie. ll est soupçonné d'avoir volé pour 7.500€ de dons dans des églises d'Ille-et-Vilaine, de la Manche et du Calvados. Le suspect reprenait une méthode employée par Bourvil dans une célèbre comédie.

Par Hélène Pédech

L'histoire n'est pas sans rappeler le scénario d'une célèbre comédie française. Dans "Un drôle de paroissien", réalisé en 1963 par Jean-Pierre Mocky, Bourvil se servait d'un caramel mou pour voler l'argent déposé par des visiteurs dans les troncs d'église. Une technique dont s'est, semble-t-il, largement inspiré cet habitant de Saint-Lô interpellé, jeudi 27 juillet, par la gendarmerie.

L'argent des cierges


Le larcin débute en 2014, explique la gendarmerie. "Intriguée depuis plusieurs années de ne pas trouver dans le tronc de l'église la somme d'argent qui devait correspondre au prix des cierges utilisés par les fidèles, la personne responsable [NDLR: une religieuse] de l'église Saint-Jean Baptiste de Saint-Sauveur Le Vicomte (Manche) dépose un billet dans le tronc de l'église et constate quelques jours plus tard que ce dernier ne s'y trouve plus."

Des balles de ping-pong pour tenter de décourager le voleur


En fin d'année 2016, les disparitions sont toujours constatées. La religieuse tente, cette fois, de placer des balles de ping-pong dans le fond du tronc pour empêcher un éventiuel voleur de ressortir l'argent du tronc. "Malgré le subterfuge, raconte encore la gendarmerie, [cette personne] constate quelques jours plus tard que des allumettes enflammées ont été insérées dans le tronc, brûlant les balles de ping-pong."

La paroisse dépose alors plainte pour ces vols à répétition, fin 2016.

Plusieurs mois d'enquête


Un enquêteur de la brigade de gendarmerie de Saint-Sauveur le Vicomte s'empare de l'affaire. Il prend contact avec le diocèse et, après quelques mois d'enquête, il parvient à "identifier puis à localiser le voleur... pas très catholique", note la gendarmerie.

Le jeudi 27 juillet, "dès potron minet", le suspect est interpellé par la gendarmerie à son domicile à Saint Lô (Manche). Placé en garde à vue, il explique sa méthode.

Une barre de métal et du scotch double face


Aux enquêteurs, "il explique qu'il insère, dans le tronc des églises, une tige de métal à l'extrémité de laquelle il place de l'adhésif double face ou de la colle afin d'en extraire les dons de paroissiens. Cette technique bien rodée, qu'il utilise depuis plusieurs années, va le mener à exercer son talent dans 28 églises des départements du Calvados, d'Ille-et-Vilaine et de la Manche."

A raison de deux descentes hebdomadaires dans cinq à quinze églises, son travail lui assurait un revenu minimum de 250 euros/mois soit 7.500 euros volés en deux ans.

Jugé mi-octobre


Le suspect devra répondre de ses actes devant la justice. Il est convoqué le 17 octobre devant le tribunal de grande instance de Cherbourg.

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