Feuilleton : De la fonderie aux technologies de pointe, le Perche s'adapte à la mondialisation

© France 3 Normandie
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Quatre reportages sur le Perche, cette semaine, pour y faire un instantané sur le travail. Rencontre avec des ouvriers d'hier et d'aujourd'hui, fiers  à l'ouvrage même quand il est ingrat, qui donnent aux entreprises locales le pouvoir de relever le défi de la mondialisation. 

Par R. Mauger & DF


Vive le travail, vive l'industrie et le savoir-faire ouvrier ! C'est le parti pris optimiste du feuilleton de cette semaine.
A l'heure de la mondialisation et du déclinisme, des usines et leurs ouvriers résistent encore. Et pas n'importe où, dans l'Orne, oui ce département surnommé "trou du... monde" par un certain président de région... Au Theil sur Huisne, au carrefour de trois départements et même de trois régions. Le travail y est ancré dans l'histoire, l'histoire qui, c'est bien connu, est un éternel recommencement...

Une série de quatre reportages signés Rémi Mauger, David Frotté, Michel William et Karine Lepainteur

Du papier à cigarettes à la fonderie d'ornement


Pas de château au Theil sur Huisne. Mais des usines.

Celles d'hier, comme Abadie, créée en 1866 mais fermée depuis plus de quarante ans, où l'on fabriquait du papier à cigarettes. Abadie était l'une des trois grandes marques françaises du secteur, Joseph-Bertrand Abadie étant l'inventeur du papier à cigarette sans colle. En 1866, Le Theil présentait tous les attraits pour l'entrepreneur : un cours d'eau, une population en attente de travail, la proximité avec Paris. L'entreprise familiale a fait prospérer le pays : l'électricité arrivera ici en priorité.

Aux beaux jours de l'entreprise, une centaine d'ouvriers fabriquaient quotidiennement cent millions de ces petits papiers. A l'extérieur de l'usine, plus nombreuses encore étaient les femmes qui pliaient les petits cahiers qui contenaient les papiers... 
Des cités ouvrières furent construites avec cuisines, salles d'eau, toilettes même aux étages, un vrai progrès social pour  l'époque. 
Mais faute d'investissements, l'entreprise périclita et finit par fermer en 1975.

Les ouvriers n'ont pour autant pas disparu du Theil.
La fonderie Renaudin, que l'on appelle ici la forge de Mâle (en raison du nom du village où elle est implantée près de Theil sur Huisne) est petite mais encore bien vivante et donne du travail à une quinzaine d'ouvriers. Ce n'est pas l'Huisne qui coule ici mais une rivière rougeoyante de fonte en fusion. La fonte liquide va se transformer en bancs, fontaines, lampadaires ou plus simplement en pièces mécaniques.

Les ouviers d'ici font de la résistance, ils cultivent un savoir-faire bien réel. Et la clientèle ne s'y trompe pas : certains reviennent à Mâle, après avoir essayé les fonderies de Chine.

Intervenants du 1er épisode:
Bruno Jousselin - Patrick Maufay, association Les mémoires theilloises
Lionel Avice, responsable fonderie de Mâle
Richard Jarry, ouvrier mouleur
Patrice Renaudin, ouvrier -  responsable de la fusion


Feuilleton "vive le travail" 1/4

Suite de notre découverte du Theil sur Huisnes (ou plutot Val au Perche selon le nouveau nom de baptême issu de la reforme territoriale).
Tout change sauf une spécificité de ce grand sud de l'Orne,sSon tissu industriel. Riche et varié.
De la fonderie à la métallurgie, le travail demeure. Avec lui le made in France et un certain esprit ouvrier...

Intervenants du 2e épisode :
Patrick Maufay, association Les mémoires theilloises
Michel Esnault, soudeur
Jérôme Rouillet, technicien régleur

Feuilleton "vive le travail" 2/4

3ème volet de notre parcours aux confins de l'Orne, là où l'industrie se porte bien.
A Val au Perche (anciennement Le Theil sur Huisne) on est maintenant dans l'univers de la haute technologie, autrement dit dans un territoire propice au débats du moment sur la fin (ou non) du travail...

Intervenants du 3e épisode :
Eric Savigny
Eric Braconnier
Jérémy Maillard
Vianney Chanteloup
Géry Bailliard, PDG Boutaux Packaging
Christian Lenfant

Feuilleton "vive le travail" 3/4


A l'heure de la mondialisation et de l'inversion laborieuse de la courbe du chomage, on le voit dans ce feuilleton, rien n'est perdu.
L'économie fonctionne par cycles, l'histoire un éternel recommencement. Du moins peut-on le croire et l'espérer... 

Intervenants du 4e épisode :
Christian Lenfant, sérigraphe
Géry Bailliard, PDG Boutaux Packaging
Bruno Jousselin, association "Les mémoires Theilloises"

Feuilleton "vive le travail 4/4"


 

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