Rouen et Le Havre se séparent d'une partie de leur patrimoine immobilier

La ville de Rouen vend une partie de ses biens immobiliers / © France 3 Normandie
La ville de Rouen vend une partie de ses biens immobiliers / © France 3 Normandie

Dans un contexte d’économie, les grandes villes de Normandie s’emploient à gérer intelligemment leur patrimoine immobilier. 

Par DM avec l'Agence Normande d'Information

Dans un contexte d’économie, les grandes villes de Normandie s’emploient à gérer intelligemment leur patrimoine immobilier. Quelles que soient leurs étiquettes politiques. Rouen, Le Havre et Caen possèdent des centaines de bâtiments occupés ou non (écoles, gymnases, entrepôts, maisons, appartements, terrains, cimetières, bibliothèques).  

VIDEO : l'exemple à Rouen avec ce reportage de Julie Howlett et Emmanuelle Partouche (montage : Carole Lebret) et les interviews de : 
  • Saliha Belaidi 
  • Hubert Dugas, responsable des achats - Ville de Rouen  
Rouen une partie de ses biens immobiliers

Au Havre, la philosophie est de gérer au plus juste mais "sans diminuer pour autant l’attractivité de la ville" explique l’adjoint au maire en charge des finances André Gacougnolle (DVD).
La ville du Havre est propriétaire de 721 bâtiments pour une emprise foncière de 761.300m2.
Rouen est propriétaire de plus de 700 bâtiments.

Des coûts d'entretien importants

Les budgets de fonctionnement alloués à la maintenance du patrimoine sont considérables. Le Havre engloutit près de 6M€ par an pour la mise aux normes, l’isolation, l’accessibilité, l’assurance ou le simple entretien de ses bâtiments. Sur Rouen, la note de chauffage avoisine à elle seule les 100.000€.

Faire des économies ...

Pour atteindre leurs objectifs deux solutions s’offrent aux municipalités : vendre leurs biens inoccupés ou en rationaliser l’usage.
Au Havre les cessions de biens sont "dans la moyenne nationale" des grandes villes. Elles oscillent "entre 2 et 3M€ par an", indique l’adjoint au maire. Elles peuvent le cas échéant s’inscrire dans des projets d’urbanisme défendus par la ville. Dans cette perspective, la ville achète des biens pour revendre ensuite la parcelle dédiée au projet. Le quartier de l’ancienne prison et une partie du Cours de la République ont fait l’objet d’opérations de ce type.

 

Pour dépenser moins, les villes peuvent encore choisir de vendre leurs logements à des particuliers ou à des bailleurs sociaux. C’est particulièrement vrai pour tous les anciens logements de fonction attenant aux écoles et devenus inutiles. Rouen met ainsi en vente une maison jumelée rue du Docteur-Seguin de 100 m² habitables et huit appartements de fonction rue des Augustins.
Dans tous les cas France Domaines, "notre armure", estime la valeur du bien mis en vente. "Ce qui évite tous les soupçons", commente André Gacougnolle. La procédure est identique pour le prix de vente des terrains estimés par la Direction de l’immobilier de l’État.
Le Havre cède ainsi un terrain de 326 m² nu destiné à la construction d'un habitat dans le quartier Bléville. La publicité se fait sur les sites internet des villes ou sur les sites d’enchères du type Agorastore.

Les villes peuvent aussi rationaliser l’usage des bâtiments. Le sport et la vie associative utilisent au Havre 134 bâtiments pour 127.000 m2. Or, un gymnase peut être utilisé une ou deux heures par semaine. Une association peut avoir besoin d’une salle trois heures par semaine. « Nous essayons au maximum de mutualiser les locaux », assure André Gacougnolle. Les associations doivent désormais payer leurs charges, les fluides et l’enlèvement des ordures ménagères. Une volonté assumée alors que le budget de la ville du Havre est en baisse depuis deux ans. 

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