Emplois présumés fictifs au FN : un ancien élu normand sur la liste

Thierry Légier, conseiller régional FN de 2010 à 2016, est né à Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime) / © France 3 Normandie
Thierry Légier, conseiller régional FN de 2010 à 2016, est né à Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime) / © France 3 Normandie

Thierry Légier, conseiller régional jusqu'en 2016, a été garde du corps de Marine Le Pen et rémunéré en tant que collaborateur de la présidente du FN au parlement européen. Il est soupçonné d'avoir travaillé pour le parti et non pour l'assemblée européenne. Bruxelles réclame près de 42 000 euros.

Par 3M avec AFP

Bruxelles réclame près de 300 000 euros au front national. Le parlement européen considère qu'un certain nombre d'emplois rémunérés par des fonds européens n'étaient pas justifiés. Il se base pour cela sur une enquête de l'Olaf, l'organisme antifraude de l'UE (Union Européenne). Une information judiciaire a été ouverte mi-décembre 2016 pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé. Elle fait suite à une enquête conduite depuis mars 2015 par le parquet, qui avait
été saisi par le Parlement européen.

Parmi les postes dans le collimateur de Bruxelles, celui de Thierry Légier, ancien conseiller régional FN de 2010 à 2016. Il était alors domicilié à Canteleu, près de Rouen. En 2011, il aurait touché 41 554 euros d'indemnités européennes. A l'époque il était garde du corps de Marine Le Pen. Il aurait donc surtout travaillé pour le compte du parti et pas vraiment pour l'assemblée européenne.

Pour Guillaume Pennelle secrétaire départemental du FN, il n'y a pas de délit :
Un élu normand dans la liste des emplois présumés fictifs du FN
Thierry Légier, ancien conseiller régional de 2010 à 2016 était garde du corps de Marine Le Pen en 2011 et rémunéré en tant que collaborateur européen de la présidente du FN. Bruxelles réclame le remboursement de plus 41 500 euros. - France 3 Normandie

Marine Le Pen indique dans un entretien au Monde à paraître ce jeudi que contrairement à François Fillon, empêtré dans le "Penelopegate", elle resterait candidate à la présidentielle si elle était mise en examen dans l'enquête sur l'emploi de ses assistants parlementaires. Alors que cette institution va déclencher des retenues substantielles sur son salaire à partir de février pour procéder au recouvrement de sommes liées à ces emplois jugés indus, Mme Le Pen "se demande" si elle ne va pas "saisir le Défenseur des droits." 

Pour elle, il y a une "tentative d'empêcher un député d'exercer son mandat (...), c'est quelque chose d'extrêmement grave".



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