Rouen : après l’incendie du Cuba Libre faut-il renforcer la règlementation ?

© Angèle De Vecchi
© Angèle De Vecchi

Quelques semaines après le drame du Cuba Libre qui le 5 Août a fait 14 morts, la ville déclenchait une série de contrôles pour vérifier la sécurité des bars de nuit. A l’époque, des voix s’étaient élevées pour réclamer un renforcement de la législation.

Par Jean-Luc Drouin avec MR

Le bar "Au Cuba Libre" était un établissement de nuit inscrit dans la 5è catégorie. La catégorie des établissements recevant du public (ERP), les plus nombreux, dont les contrôles sont réalisés que sur signalement ou en raison d’une présomption de risque.

Mais le Cuba Libre n’avait pas déclaré les travaux d’aménagement de sa cave en mini-dancing. De sorte qu’il était dans l’illégalité la plus totale. Un tel aménagement en sous-sol imposait un passage de la commission de sécurité pour vérifier la conformité des installations.


Un non-respect de la règlementation par de nombreux établissements 

En tout, la ville de Rouen a recensé et contrôlé 24 établissements en quelques semaines. 22 ont reçu un avis d’exploitation défavorable dont 5 ont été obligés de fermer partiellement et 9 ont été obligés de fermer totalement.
Depuis, nombre d’entre-eux ont engagé d’importants travaux afin de pouvoir reprendre leur activité.
Preuve s’il en est que ces établissements auraient pu connaître le même sort que le Cuba Libre.

Vers un renforcement de la règlementation 



Dès la fin du mois d’Août, Valérie Fourneyron, député de Seine-Maritime avait fait des propositions à Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur de l’époque pour moderniser la législation sur la sécurité des établissements de 5è catégorie. L’une de ses mesures évoquait la possibilité d’imposer un audit de sécurité à chaque changement de propriétaire.


Un an après le drame du Cuba Libre, la règlementation est toujours celle datant de 1970.

L'état de la réglementation des établissemnents de 5ème catégorie (par Jean-Luc Drouin)


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