Admission post bac (APB) ce bachelier mention très bien n'a pas le choix de ses études

Pour une partie des nouveaux bacheliers, le vendredi 14 juillet marquait une étape décisive pour leur avenir : la dernière selection du système d'admission post-bac. A Granville, malgré sa mention très bien au bac, Titouan ne pourra pas suivre les études de son choix. 

Par L.Landry / L.A / AFP

Le cas de Titouan, l'un des 86 969 bacheliers en attente pour une place à l'Université

Titouan fait partie des recalés du système d'admission post bac, malgré une belle réussite au baccalauréat, qu'il a obtenu avec la mention très bien.
Reportage L.Landry , G Le Gouic


Il a démarré ses vacances, mais Titouan, entouré de ses amis, n'a pas l'esprit tranquille. Vendredi après-midi, c'était pour lui la dernière chance pour être admis dans l'université de son choix. 
Son BAC en poche, mention très bien, le jeune handballeur de 17 ans ne sait toujours pas où il fera sa rentrée. Sur APB, la plateforme d'orientation en ligne, la sélection se fait par tirage au sort.

Après 2 refus dans l'Académie de Caen et pour ses 5 autres demandes, Titouan avait même, un temps, décidé de redoubler sa terminale pour retenter sa chance l'année prochaine. Mais le couperet est tombé : il n'est pas admis en STAPS. Et sa rentrée, c'est en licence de physique qu'elle se fera… rien à voir avec la filière qu'il s'était choisie. Pour intégrer STAPS, Titouan doit maintenant espérer qu'un autre étudiant se désiste et lui laisse sa place.

30 000 bacheliers ont trouvé une place lors de ce "3 ème tour" de l'admission post bac (APB)

Un peu plus de 30 000 bacheliers sans affectation à l'université ont obtenu une place ce 14 juillet mais plusieurs milliers ne savent toujours pas où ils iront à la rentrée.

Fin juin, 115 formations universitaires affichaient une liste d'attente, faute de places. Elles sont encore 92 à ce jour, a indiqué le ministère de l'Enseignement supérieur. La ministre Frédérique Vidal qualifiait ces chiffres de signe de l'engorgement d'"un système à bout de souffle".

Les jeunes ont jusqu'au 19 juillet 14h00 pour répondre à la proposition qui leur est faite sur la plateforme.

Pour ceux qui sont encore en liste d'attente, il faut se tourner vers la procédure complémentaire, ouverte depuis fin juin et toujours sur la plateforme APB. Y sont proposées des places vacantes tout au long de l'été et jusqu'au 25 septembre. Les jeunes bacheliers doivent donc consulter très régulièrement APB et postuler sans attendre dès qu'une proposition les intéresse.

Les raisons de l'engorgement

La première vague de réponses d'APB début juin avait révélé un nombre de formations en tension (avec des demandes supérieures aux capacités d'accueil) bien plus élevé que l'année passée.

Une situation qui s'explique par la hausse démographique et la volonté d'un nombre accru de bacheliers de poursuivre des études. Et par un défaut d'orientation pendant les années du lycée, selon les acteurs concernés.

Les facs françaises doivent accueillir chaque année quelque 40 000 étudiants supplémentaires, une hausse démographique observée depuis deux ans et qui devrait perdurer jusqu'en 2022. S'ajoutent aux néo-bacheliers les étudiants en réorientation, traités cette année sur un pied d'égalité par rapport aux jeunes ayant obtenu leur bac en 2017.

La sélection est interdite en France pour l'entrée à l'université. Lorsque les demandes sont supérieures aux capacités d'accueil, les candidats sont alors tirés au sort, un procédé vivement critiqué par l'ensemble des acteurs éducatifs et les étudiants, et que la ministre de l'Enseignement supérieur a promis d'éliminer pour la rentrée 2018.



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