Une minute pour comprendre le fonctionnement des éoliennes offshore

Elles ont déjà envahi l'Europe et s'installent désormais au large de la Normandie. Les premières devraient d'ailleurs être opérationnelles dès 2018. Alors avant de devoir s'habituer à ces nouvelles venues, on vous propose de faire le point pour savoir comment tout cela va fonctionner.

Par Aurélien Deligne

VIDEO : Le décryptage d'Aurélien Deligne pour tout comprendre des éoliennes en mer

Courseulles-sur-Mer (Calvados), Dieppe Le Tréport (Seine-Maritime),  Fécamp (Seine-Maritime)... Le large de la Normandie est l'endroit idéal pour y installer des éoliennes en mer. Plus de 200 devraient sortir de l'eau dans la région à l'horizon 2020, avec l'objectif de couvrir l'équivalent de la consommation de 2,2 millions de personnes. Ce qui représente les deux tiers des habitants de Normandie.

Mais avant de quitter les côtes et de produire de l'électricité, elles seront d'abord construites dans des usines sur la terre ferme. Plusieurs sites sont envisagés pour en accueillir comme à Saint-Nazaire (Loire Atlantique), Cherbourg (Manche), ou encore au Havre (Seine-Maritime), où les discussions sont en cours.


Entre 10 et 22 kilomètres des côtes

Chaque site d'installation a bien sûr ses caractéristiques propres. A Dieppe Le Tréport, le parc devrait se situer à environ 15 kilomètres des côtes, alors que dans le reste de l'Europe, les fermes sont disposées à environ 40 kilomètres en moyenne. Ca devrait être 10 pour Courseulles-sur-mer, et entre 13 et 22 kilomètres pour Fécamp.

Toutes ces éoliennes fonctionnent comme les terrestres puisque le vent fait tourner les pales pour produire de l'électricité. Toute l'énergie est alors reliée à un poste sous l'eau, et est finalement envoyée à une station électrique sur la côte.


Sept associations ont déposé un recours

Si les projets sont en cours, certaines organisations se battent contre leur installation. Le 8 août dernier, sept associations de défense de l'environnement ont déposé un recours contre le projet de Fécamp, auprès de la cour d'appel administrative de Nantes.

Elles dénoncaient alors "l'insuffisance des études d'impact, l'atteinte à l'environnement riche de biodiversité (...) sans se soucier des effets néfastes des travaux de pose, des réseaux de câblage à forte tension et des champs magnétiques qui s'en dégagent sur les habitudes migratoires des poissons et leur reproduction". 




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