Aquitaine : novices ou déjà élus les nouveaux députés En Marche ?

Quelques nouveaux visages de l'Assemblée Nationale qui représenteront l'Aquitaine / © FTV et DR
Quelques nouveaux visages de l'Assemblée Nationale qui représenteront l'Aquitaine / © FTV et DR

Le mouvement du Président Macron voulait du renouvellement politique. En Aquitaine, sur les 23 élus, 15 connaissent déjà la vie politique, souvent élus de terrain. 8 n'ont pas connu d'engagement avant. Qui sont-ils ? 

Par Christine Le Hesran

Sur les bancs de l'Assemblée, tous les candidats en marche vont être des petits nouveaux, à l'exception du Girondin Florent Boudié qui a déjà exercé un mandat sous les couleurs PS. Le mouvement a prôné le renouvellement à 50 % grâce à des élus issus de la société civile. 8 élus aquitains n'ont connu aucun engagement politique par le passé. Ce sont des femmes, 5 en l'occurence, 3 hommes qui exercent des professions plutôt de cadres, dans le privé mais pas que. Beaucoup ont des engagements associatifs. C'est l'envie de faire de la politique autrement, lorsqu'ils ont vu le mouvement en Marche se dessiner au fil des mois qui les a amené à franchir le pas. Catherine Fabre, élue de la 2e circonscription de Gironde, secteur de Bordeaux, rappelait hier soir sur notre antenne :

Je vais pouvoir contribuer à mettre eu oeuvre le mouvement en marche. Vu l'abstention, je sais que j'ai une mission à fort enjeu pour que les Français renouent avec la politique.

Catherine Fabre représente LREM / © DR
Catherine Fabre représente LREM / © DR

Des élus de terrain : une expérience recherchée

Il y a donc aussi beaucoup de nouveaux députés qui ont une expérience d'élus sur leur territoire. En tête, Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan, qui s'est décidée à faire le choix de la députation. Madame le Maire, Modem, devra donc laisser sa place. Elle apporte à l'équipe des nouveaux élus l'expérience d'une maire d'une ville de 30 000 habitants, qui a exercé comme médecin pendant longtemps avant de s'inscrire dans un parcours politique. Elle revendique encore son passé récent dans la société civile.
D'autres ont rejoint le mouvement en Marche car leur famille politique qui les avait porté ne leur convenait plus. Exemple avec Lionel Causse dans les Landes. Ce maire de Saint-Martin-de-Seignanx, une commune de 5 000 habitants a été élu en  2014. Cadre dans le secteur de l'économie sociale, il a également été conseiller général du canton de Saint-Martin-de-Seignanx de 2008 à 2015. Il est un ancien militant et élu du Parti Socialiste. Même profil pour le maire de Ludon-Médoc qui a battu la députée socialiste sortante, ancienne collègue du parti. En Lot-et-Garonne aussi, les 2 élus sur 3 sont maires de petites communes. Le mouvement La république en Marche a misé là sur une vraie ressource de terrain lorsqu'il a dû désigner des candidats parmi les postulants. Dans les Pyrénées-Atlantiques, c'est le cas de 2 élus. 
Benoit Simian nouvel élu de la 5e circonsciption / © DR
Benoit Simian nouvel élu de la 5e circonsciption / © DR

Et puis, il y a celles et ceux qui ont une fonction d'élu(e) municipal(e), voire régionale. La première adjointe de Pau, Josy Pueyto est une personnalité de premier plan dans la capitale béarnaise. Plus dans l'ombre, des élues de Gironde comme Christelle Dubos, adjointe de Sadirac ou la députée qui a fait barrage au FN dans le Nord Gironde : Véronique Hammerer, élue de Comps. Leur engagement s'est fait petit à petit, dans l'ombre jusqu'à dépasser les limites de leur commune. 


 

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