Ce mardi 1er août, le pont de pierre tourne une page de son histoire en testant l'interdiction de circulation aux véhicules tout l'été. Si cette expérimentation s'avère concluante, elle pourrait devenir permanente. Retour sur les dates clefs de ce symbole du paysage bordelais.

Un symbole bordelais

À partir du 1er août, le plus vieux pont de Bordeaux réserve donc son accès aux piétons et au vélos. Les tramways, bus, et véhicules de secours pourront encore circuler. Mais exit les voitures et les deux-roues motorisés, et ce durant tout l'été.

L'objectif : lutter contre la pollution, car les pics se multiplient dans la capitale girondine. Mais aussi protéger l'édifice, qui subit les ravages du temps. Si cette expérimentation s'avère concluante, Alain Juppé pourrait bien la rendre permanente.

Chaque jour, 15 000 véhicules et 7 000 cyclistes le parcourent, ainsi que 180 liaisons quotidiennens assurées par la ligne de tram A.

Bordeaux : premier jour de fermeture du pont de pierre aux véhicules
Le pont de pierre de Bordeaux est interdit aux voitures depuis ce mardi matin. Une mesure expérimentale qui devrait durer deux mois. Il s'agit de tester une zone réservée aux cyclcistes, pietons et transports en commun. Objectif : réduire la pollution dans le centre. Le trafic automobile, lui devra être reporté sur les autres ponts de la ville. - France 3 Aquitaine - Candice Olivari et Didier Bonnet

 

Le pont en images

 

Sous haute surveillance

Datant du XIXème siècle, le pont de pierre est le tout premier franchissement sur la Garonne. Avec le passage du tramway, il a marqué le désenclavement définitif du quartier de la Bastide, et a réconcilié les deux rives bordelaises.

Sa particularité : c'est un pont à voûtes en maçonnerie "creux". Une structure qui le rend vulnérable aux effets du temps. Si son état inquiète aujourd'hui la Métropole, c'est loin d'être la première fois :

Archives : Nouvelles inquiétudes pour le pont de pierre
En 1996, les inquiétudes pointaient déjà sur l'état du pont de pierre. - INA / France 3 Aquitaine

Dès les années 1990, des travaux de renforcement des fondations ont été entrepris. La construction est sous haute surveillance, assurée par des capteurs qui enregistrent en permanence les mouvements verticaux, les inclinaisons et les éventuelles fissures. Ils ont révélé ces dernières années que les piles P7 à P16 sont particulièrement affectées.

Retour sur son histoire