La Rochelle : le dépôt pétrolier de La Pallice bloqué par les chauffeurs routiers

Le dépôt prétrolier de La Pallice bloqué par les routiers très tôt ce matin. / © Nathalie Combès. France 3
Le dépôt prétrolier de La Pallice bloqué par les routiers très tôt ce matin. / © Nathalie Combès. France 3

Le dépôt pétrolier de La Pallice est bloqué depuis très tôt ce matin par les chauffeurs routiers CGT et FO. Ils protestent contre la réforme du Code du travail et demandent le retrait des ordonnances signées par Emmanuel Macron et parues ce week-end au journal Officiel.

Par C.H avec AFP

Mis à jour à 16h30 :
Cet après-midi, le blocage de La Rochelle se poursuit tout comme à Grand-Quevilly alors que ceux des dépôts de Coignières (Yvelines), Vatry (Marne), Bassens (Gironde) et La Mède (Bouches-du-Rhône) ont été levés.
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Quelques 30 chauffeurs routiers de Charente-Maritime sont présents devant le dépôt pétrolier de La Pallice qui est fermé. Aucun camion ne rentre ou ne sort du site. Les chauffeurs routiers annoncent qu'ils vont maintenir ce blocage pendant toute la journée.


Contre les ordonnances 

Opposés à la réforme du travail, les chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, "l'affaiblissement" des représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales. Plus spécifiquement, ils s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération (13e mois, prime d'ancienneté...), jusque-là fixés par la branche professionnelle, ce que conteste le patronat.
Les ordonnances "portent atteinte à nos primes d'ancienneté, qui représentent 6% de nos salaires, environ 120 euros", a expliqué Stanislas Baugé (CGT). Il relève aussi que "dans beaucoup d'entreprises, les heures supplémentaires ne sont pas payées mais compensées par une prime qui pourrait disparaître".
Les syndicats ont également mis sur la table des négociations la question des salaires, notamment dans le transport de matières dangereuses, et de la directive européenne sur le détachement, en cours de révision.
En revanche, ils ont obtenu de l'État un engagement ferme sur le maintien du dispositif de retraite anticipée propre à la profession, dont ils craignaient la disparition.

La ministre des transports, Elisabeth Borne, a annoncé qu'elle allait à nouveau rencontrer les syndicats de routiers cette semaine. Les syndicats, eux, ce matin se disent prêts à durcir le mouvement.

Le reportage au dépôt pétrolier de La Rochelle de Nathalie Combès, Joël Bouchon et Xavier Demester :
Blocage La Rochelle



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