L'esprit du festival de Confolens en 7 vidéos

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Le festival de danses et musiques folkloriques de Confolens a vu le jour en 1958. A l'occasion de son 60e anniversire, nous allons remonter le temps et revisiter l’esprit du festival grâce aux images d’archives conservées à l'INA.

Par Caroline Hubert

Préparez-vous à un petit voyage (60 années tout de même !) dans le temps : prenez vos casques et appréciez les spectacles à travers les générations.

1961

En noir et blanc bien sûr et sans le son, les toutes premières images à notre disposition nous montrent les habitants à leur fenêtre, les maisons à colombages, les troupes défilant dans la rue, des enfants chantant sur scène. Le clocher de Confolens est paré des drapeaux des différentes nationalités présentes en ville. Le ton est donné et année après année, le festival va gagner en densité et en popularité.
Festival de Confolens - 17 août 1961
Archives INA

1969

Le festival traditionnel rassemble à Confolens une quinzaine de nations des quatre coins du monde. Il débute par une manifestation d'amitié. La jeune Maria, polonaise, dont les parents périrent lors de l'insurrection de Varsovie, allume la torchaire qui va brûler pendant tout le festival. La manifestation accueille tous les peuples, sans distinction, quelque soit leur histoire. C'est un moment entre parenthèse où seules la danse et la musique règnent.
Festival de Confolens - 11 août 1969
Archives INA

 

1975

Ces rencontres internationales représentent une confluence de pensées. Une messe inaugurale célèbre ce rassemblement des peuples dans la sous-préfecture de Charente. Autour de l'autel, croyants et athées sont réunis par un même sentiment de fraternité. 12 nations de l'Ouest et de l'Est, du Nord et du Sud, six cents participants sont là pour cette 18e édition. La première journée de cette manifestation qui dure une semaine a attiré 20 000 personnes dans cette localité de 3 000 habitants. Une fête de la rue où l'ambassadeur de Ceylan, le Consul de Pologne, le Premier secrétaire de l'Ambassade soviétique, l'attaché culturel de Roumanie ou du Japon passent beaucoup plus inaperçus que danseurs et musiciens.

Festival de Confolens - 12 août 1975
Archives INA

 

1982

Mademoiselle Lacoste a eu le premier billet du premier festival et depuis, elle n'a manqué aucune édition. Elle aime toutes ces troupes internationales réunies dans sa ville. De son côté, Henri Coursaget, le fondateur du festival, déclare que "c'est très lourd à porter, un enfant de 25 ans. Les premières années, quand il n'y avait que des troupes d'amateurs, il n'y avait aucun problème. Vingt-cinq ans plus tard, les ensembles les plus prestigieux du monde sont invités". Cela impose une logistique très compliquée. Cette année-là, à l'hôtel de ville se déroule un colloque sur "la place et le rôle des arts populaires dans l'avenir du monde". Russes et américains sont assis à la même table. Pour le Président Coursaget, c'est tout un symbole. 

Festival de Confolens - 4 août 1982
Archives INA

 

1997

Cette année-là, 300 000 personnes passionnées de danses folkloriques sont venues écouter et regarder 600 musiciens et danseurs venus de dix-sept pays. De Séoul à Rio, la distance se mesure d'un simple pas de danse. Tous les groupes se prêtent au jeu quand on leur demande de danser du hip hop. En costumes traditionnels, bulgares, brésiliens et même coréens s'essaient avec succès à cette danse "des banlieues". Henri Coursaget estime que ces danses ont également leur place à la campagne. 

Festival de Confolens - 16 août 1997
Archives INA

 

2000

Le quartier général du festival se trouve à la cantine du lycée Émile Roux de Confolens. C'est l'un des lieux les plus conviaux où le chef cuisinier a appris l'anglais grâce au festival et à ses hôtes. Dans le réfectoire, une Africaine et un Tahitien improvisent des chants traditionnels pour le grand plaisir de leurs voisins de table.

Festival de Confolens - 12 août 2000
Archives INA

 

2010

Une visite hors du commun dans une ferme charentaise. Des Peuls du Niger, acteurs à Confolens pendant le festival, profitent de leur temps libre pour visiter un élevage de bovins de race limousine. Les Peuls sont des pasteurs du Niger, éleveurs dans le Sahel. Là-bas la sécheresse est terrible alors pour ces nomades du désert, la terre de Charente est un nouveau monde.

Festival de Confolens - 10 août 2010
Archives INA



 

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