Chantier Ehpad Confolens : les ouvriers recrutés doivent parler le français

Le chantier de l'Ehpad de Confolens (16) / © Jérôme Deboeuf (FTV)
Le chantier de l'Ehpad de Confolens (16) / © Jérôme Deboeuf (FTV)

Faire appel à de la main d'oeuvre étrangère pour réduire les coûts... la méthode est bien connue des entreprises. A Confolens (16) , le directeur de l'hôpital  a pourtant décidé d'imposer la maitrise du français sur le chantier de la nouvelle maison de retraite. Explications.

Par Bernard Dussol

C'est une décision qui risque de créer une polémique et peut-être même d'être débattue devant la Justice. Le directeur de l'Ehpad de Confolens, en Charente, a prévu une disposition inédite dans les contrats d'embauche : elle prévoit que les ouvriers qui  travaillent sur son nouveau chantier doivent comprendre et parler notre langue.

Officiellement, il s'agit de garantir leur sécurité, mais en toile de fond, il y a bien sûr la défense de l'emploi local. Une première au niveau régional. Cette décision se veut une réponse à la situation vécue sur le chantier de l'hôpital de Confolens où de nombreux travailleurs délocalisés avaient occupé l'essentiel des emplois.

Pour éviter l'accusation de favoriser "la préférence nationale", les responsables du chantier de l'Ehpad prévoient encore que les entreprises qui fournissent la main d'oeuvre doivent s'engager à payer un traducteur pour les travailleurs qui ne parleraient pas notre langue. Une disposition suffisamment contraignante pour imaginer qu'elle ne sera pas mise en application.

Reportage de Jérôme Deboeuf, Cécile Landais et Carine Grivet.
Chantier Ehpad Confolens (16)





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