Entre 1963 et 1982, sur l'île de la Réunion, plus de deux-mille enfants et adolescents ont été enlevés à leur famille par l'administration pour être envoyés dans des départements ruraux de métropole sans billet de retour.

Aujourd'hui, ceux qui ont survécu à ce traumatisme tentent de le surmonter et demandent des comptes à l'état français.

Certains réclament une indemnisation, d'autres souhaitent une aide pour retrouver leur identité, leurs racines et leurs familles.

Mais surtout, ils exigent que leur histoire soit reconnue, écrite et diffusée pour qu'eux mêmes, leurs enfants et leurs familles puissent, enfin, faire la paix avec leur passé.




© France 3 Limousin
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LES FAITS


Les faits concernent plus de deux-mille nourrissons, enfants ou adolescents entre 1963 et 1982.

Certains étaient orphelins, mais beaucoup furent enlevés à leurs parents, toujours dans des familles pauvres de l’ile de la Réunion.

A la demande du BUMIDOM (Bureau pour la Migration dans les Départements d’Outre-Mer), et sous l’impulsion de l’ancien Premier Ministre et député de l’Île Michel Debré, les fonctionnaires de la DDASS de la Réunion ont été chargés de repérer les foyers en difficulté dans les milieux défavorisés de l’Île.

Ils proposaient aux parents de leur confier leurs enfants en signant un document ou en apposant leur pouce en guise de signature.

En échange, promesse leur était faite de leur faire suivre des études et de les faire revenir régulièrement pour les vacances.

Les enfants étaient ensuite dirigés vers des centres d’hébergement temporaire des services sociaux de la Réunion comme l’APEP à Hell-Bourg, avant de prendre l’avion vers la métropole.

Les services sociaux les ont systématiquement coupés de toute racine familiale, de tout contact avec leurs parents.
Certains ont dû changer de nom, d'autres ont cru que leurs parents étaient morts.
Quelques-uns ne les retrouveront que des décennies plus tard.

Un voyage sans billet de retour


Une fois en métropole, les enfants réunionnais ont été dispersés dans plusieurs départements ruraux en proie au déclin démographique comme la Creuse, qui a accueilli le plus gros contingent.

Dans un premier temps, ils ont été placés dans des foyers de la DDASS comme celui de Guéret, puis confiés à des familles d’accueil, souvent dans des fermes.

Certains ont été bien accueillis.

D'autres ont été exploités, maltraités, humiliés, coupés de leur fratrie et ballottés de foyers en familles d'accueil peu scrupuleuses qui ont profité de leur désarroi.

Tous ont été définitivement coupés de tout lien avec leurs racines et leur famille restée à la Réunion.

Certains n’ont pas supporté cet exil et se sont suicidés.

La plupart souffrent encore des séquelles psychologiques de cette enfance brisée.

Des faits connus, une histoire ignorée


L'histoire des enfants "Réunionnais de la Creuse" n'a suscité l'attention et l'émotion du grand public que depuis une dizaine d'années, depuis que certaines victimes de cet exil forcé ont décidé de raconter leur histoire et de demander des comptes à l'Etat Français.

Pourtant, dès les années 60, les faits étaient connus et semblaient ne choquer personne. Connus des autorités bien sûr, mais aussi de la presse locale, comme le prouve cet article du quotidien Le Populaire du Centre datant de septembre 1966 :


A l'époque, même les actualités télévisées régionales relataient avec indulgence l'arrivée massive des enfants réunionnais dans un foyer de la préfecture de la Creuse :
 



 

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LES TEMOIGNAGES


Chacun a sa propre histoire, mais aucun d’entre eux ne s’en est sorti véritablement indemne.


Aucun des 2 150 enfants ou adolescents arrachés à leur île, à leur famille, n’a échappé aux conséquences plus ou moins importantes, plus ou moins graves de cette expérience.

A leur arrivée en Creuse, si certains ont été bien accueillis, beaucoup n’ont pas été traités comme on doit traiter un enfant ou un adolescent d’où qu’il vienne.

Tous ont été profondément marqués par cet exil forcé, par cette séparation d’avec leurs proches, par cette absence de racines, par cette négation de leur identité et par cette accumulation de mensonges. Tous ont fait leur vie comme ils ont pu.


Depuis quelques années, après des décennies de silence, beaucoup témoignent de leur expérience et de leur traumatisme.


Jean-Charles SERDAGNE, né en 1953 à la Réunion, arrivé en Creuse en 1966 :


Marie-Josée GUINET, née en 1958 à la Réunion, arrivée en Creuse en 1966 :
 


Jean-Philippe JEAN MARIE, né en 1954 à la Réunion, arrivé en Creuse en 1966 :
 


Alain NOURRY, né en 1952 à la Réunion, arrivé en Creuse en 1966 :
 


Marlène MORIN, née à la Réunion, arrivée en Creuse en 1966 :
 


Valérie ANDANSON, née en 1963 à la Réunion, arrivée en Creuse en 1966 :
 

 

Un accueil souvent traumatisant pour les enfants


Au Foyer de l'enfance de Guéret, là où la plupart des enfants en provenance de la Réunion étaient hébergés en attendant de trouver une famille d'accueil, un des directeurs, d'origine réunionnaise, constate très vite que quelque chose ne tourne pas rond.
 
Alix HOAIR, ancien directeur du foyer de l'enfance de Guéret :
 

 

Des maltraitances qui commencent avant le départ en métropole


A la Réunion, avant de prendre l'avion pour la métropole, les enfants et les adolescents enlevés à leurs parents sont placés pour une période plus ou moins longue dans des foyers.

Ils y sont observés et "triés" par la DDASS en fonction de leur âge et de leur comportement.

A l'APEP de Hell-Bourg, dans le Cirque de Salazie, beaucoup ont subi des sévices et des maltraitances.

Le témoignage de Michel CALTEAU et de Jean-Philippe JEAN-MARIE
 

 



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LE CONTEXTE


Dans les années 60, la Réunion est déjà un département français. 
Mais un département où la pauvreté, les problèmes sanitaires et la démographie galopante créent de vives tensions et inquiètent le pouvoir politique.

La Réunion connait alors un taux de natalité qui dépasse les 50%, contre à peine 20% en métropole.

Au même moment, à 10 000 km de là, la désertification menace certains départements ruraux de métropole comme la Creuse.

Depuis plusieurs années, à la Réunion, on envisage la mise en place d'une migration organisée vers la métropole.
D'autre tentatives ont été effectuées vers l'ile de Madagascar toute proche.

En 1963, Michel Debré est élu député de la Réunion.

L'ancien Premier Ministre du Général De Gaulle est envoyé en mission pour moderniser l'Ile et régler les problèmes sanitaires, économiques et démographiques qui menancent la stabilité politique.


Un contexte géo-politique particulier


Dans un contexte de "guerre froide", avec un Parti Communiste Réunionnais puissant, le gouvernement craint que son porte-avion ancré dans l'océan Indien ne cède aux sirènes de l'autonomie puis de l'indépendance.

Beaucoup trop de jeunes, pas assez de travail, des conditions de vie difficiles : toutes les conditions sont réunies pour que la jeunesse réunionnaise se transforme en graine de révolutionnaires.

A peine débarqué à la Réunion comme député, Mihcel Debré créé le BUMIDOM (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre-mer).
C'est cet organisme qui sera chargé d'organiser la migration massive des enfants de familles pauvres réunionnaises vers les départements ruraux de la métropole comme la Creuse.

Extrait du film "L'Ile de la Réunion" :


Extrait du film "Face au volcan, face au cyclone" :
 

 



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LES RESPONSABILITES


En créant le BUMIDOM, le député de la Réunion Michel Debré a accéléré le mouvement de migration des Réunionnais vers la métropole, et plus particulièrement celui des enfants et des adolescents.

Dans un premier temps, en plus de ses motivations politiques et dans le contexte de l'époque, Michel Debré pensait aussi probablement permettre aux enfants réunionnais de réussir une "autre vie" loin de la misère qui règnait dans l'Ile à cette époque.

Dans les années 60, la doctrine des services sociaux était de séparer les enfants de leurs racines familiales pour leur donner une "seconde chance", que ce soit à la Réunion ou dans n'importe quel département français de métropole.

Mais en l'occurence, le choc culturel et géographique que représente un exil de la Réunion vers la métropole est venu s'ajouter au traumatisme de la rupture des liens familiaux, du mensonge et de la solitude.

Malgré les alertes, Michel Debré n'a pas interrompu le procesus


Michel Debré a été alerté à plusieurs reprises des "dégâts" (suicides, dépressions, fugues) que sa migration forcée commençait à causer chez la plupart des jeunes envoyés en métropole.
Il n'a rien fait, et surtout pas décidé d'arrêter ou d'aménager cette opération.

Dans son sillage, une cohorte de fonctionnaires ont au minimum obéi aux instructions, et pour certains, cherché à faire du zèle.

L'exemple le plus flagrant est celui d'un des directeur des services sociaux de la Réunion.
Muté en Creuse, il fera preuve d'une efficacité redoutable, activant ses anciens réseaux réunionnais pour faire venir un maximum d'enfants jusqu'en Creuse, afficher de bonnes statistiques et accessoirement, justifier la création d'un poste pour sa compagne de l'époque.


Le témoignage du Père RIVIERE, ancien aumônier des réunionnais en métropole :


Les témoignages de Marc GERARD, ancien président du RPR de la Réunion et de Gabriel GERARD, ancien directeur du BUMIDOM de la Réunion :

Licencié pour avoir alerté Michel Debré


Alix Hoair, l'ancien directeur du foyer de l'enfance de Guéret, raconte comment il a été démis de ses fonctions pour avoir alerté Michel Debré sur la situation précaire des jeunes réunionnais envoyés en Creuse :

Le rapport de l'IGAS


En 2002, à la demande du ministère de l'Emploi et de la Solidarité, l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) rend un rapport intitulé "Rapport sur la situation d'enfants réunionnais placés en métropole dans les années 1960 et 1970".

Ce rapport conclut dans une double négation que "la mission ne peut dresser un bilan négatif de la migration des pupilles réunionnais placés en métropole".





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LE DOULOUREUX RETOUR


Au moment de leur exil forcé vers la métropole, les enfants et les adolescents Réunionnais ont volontairement été coupés de tout contact avec leurs parents, leur famille et leurs liens à la Réunion.

Très souvent, leur nom de famille a été changé, la DDASS leur a affirmé que leurs parents étaient décédés ou ne souhaitaient plus les voir.
Les parents restés à la Réunion n'avaient pas plus de nouvelles de leurs enfants transplantés à 10 000 kilomètres de leur île.

Au fil des ans les racines, les contacts, les liens se sont perdus.

Pendant très longtemps, la plupart des jeunes réunionnais transplantés en Creuse ne sont pas revenus à la Réunion.

Mais ceux qui ont voulu, et surtout pu le faire, ont été confrontés à d'amères désillusions.

La grande désillusion


Souvent, la Réunion qu'ils ont découverte est bien différente de la Réunion qu'ils avaient inventée dans leurs rêves depuis l'enfance.

Ceux qui ont voulu consulter leur dossier administratif se sont le plus souvent heurtés à une fin de non recevoir de la part des autorités : législation tatillonne, dossiers prétendument perdus ou brûlés lors d'un incendie, les prétextes sont nombreux pour empêcher les pupilles d'accéder aux preuves de leur histoire tragique et au rôle joué par l'administration dans leur périple.

Dans ces conditions, difficile de retrouver un nom, un proche auprès duquel on peut renouer des liens avec son île natale.


Le témoignage de Jean-Charles SERDAGNE à la recherche de son dossier et de sa famille en 2003 :

 

Une identité écartelée et des liens difficiles à renouer


Pour les quelques pupilles qu ont réussi à retrouver la trace de leur famille, les choses ne vont pas forcement de soi.

Certains se heurtent au refus pur et simple d'accueillir un membre de la famille oublié, preuve gênante de la mauvaise conscience enfouie ou concurrent potentiel pour un héritage.

Et quand les liens se renouent, malgré toutes les bonnes volontés, les années de séparation et d'ignorance sont toujours difficiles, parfois impossibles à surmonter.


Le témoignage de Michel CALTEAU, exilé en métropole à l'adolescence, et de sa soeur, Liliane RAMIN, retrouvée des années après à la Réunion :
 


C'est l'une des conséquences les plus tragiques de l'exil forcé des réunionnais : comme tous les exilés du monde, les "Réunionnais de la Creuse" ne se sentent pas d'ici, mais ils ne sont plus de là-bas.

Sans racines et sans repères auxquels se rattacher, difficile de construire sa vie.





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LES RECOURS JUDICIAIRES


Dans les années deux-mille, trente-cinq ans après avoir été enlevé à sa mère à la Réunion et envoyé en Creuse, Jean-Jacques Barbey sera le premier des réunionnais exilés à porter plainte contre l'Etat Français.

Il demande le droit de récupérer son nom de naissance : Jean-Jacques Martial.
Il demande aussi une indemnisation du préjudice subi. Et pour attirer l'attention des médias il réclame un milliard d'euros.

Bien sûr, sa requête ne sera pas suivie d'effets. Mais avec cette démarche, Jean-Jacques Barbey va entamer une longue série de recours judiciaires de la part des "Réunionnais de la Creuse".

Des avocats célèbres comme Gilbert Collard ou le Réunionnais Jacques Vergès s'intéresseront à l'affaire.

Qu'elles soient civiles, pénales ou administratives : aucune juridiction ne reconnaîtra la responsabilité de l'Etat Français dans le drame vécu par les Réunionnais.
Les vices de forme, la dilution des responsabilités et les prescriptions en tous genres viendront à bout des recours des victimes de la migration forcée.

Après un dernier échec devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, toutes les voies de recours judiciaires seront épuisées

L'interview de Me. Jacques VERGES en 2003 :


L'interview de Me. Gilbert COLLARD en 2004 :
 

 



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LA RESOLUTION MEMORIELLE


Devant l'impasse judiciaire, c'est la voie politique qui va sortir le drame des "Réunionnais de la Creuse" de l'oubli auquel il semblait être condamné.

En février 2014, la députée socialiste de la Réunion Ericka Bareigts soumet une résolution mémorielle au vote des députés.

Le 18 février, par 125 voix contre 14, le texte reconnaissant la responsabilité de l'Etat Français dans l'exil forcé des Réunionnais est adopté après 1h30 de débats.

La résolution mémorielle adoptée par l'Assemblée Nationale 

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Le discours d'Ericka BAREIGTS devant l'Assemblée Nationale :




 

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LA COMMISSION GOUVERNEMENTALE


Deux ans jour pour jour après l'adoption de la résolution mémorielle reconnaissant la responsabilité de l'Etat Français dans le drame des "Réunionnais de la Creuse", le gouvernement a installé une commission nationale d'experts pour l'information et la recherche historique sur cette affaire.

Les membres de la Commission


Présidée par le sociologue Philippe VITALE, cette commission est composée de 5 personnalités qualifiées :

. Philippe VITALE : sociologue

. Wilfrid BERTILE : géographe

Gilles GAUVIN : historien

. Marie-Prosper EVE : historien
 
. Michel VERNEREY : ancien inspecteur général des affaires sociales.

Elle est officiellement "chargée d’étudier et de rendre un rapport sur le déplacement vers la France hexagonale, entre 1963 et 1982, d’enfants et d’adolescents réunionnais, en vue de repeupler les départements en cours de désertification"


Les objectifs de la Commission


. approfondir la connaissance historique sur les Enfants de la Creuse et contribuer à sa diffusion.

. établir un tableau précis des populations concernées et de leur situation démographique aujourd’hui.

. proposer une relation précise des décisions et des actes ayant permis le transfert d'enfants et adolescents réunionnais vers l’hexagone.

. entendre les associations et permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle.

. proposer des actions et mesures permettant de favoriser le travail de mémoire individuel et collectif autour de cette question.


 

Les auditions de la Commission


En plus de ses travaux de recherche historique et administrative, depuis sa création la Commission gouvernementale d'experts a effectué plusieurs auditions à Paris, à la Réunion et à Guéret.

Elle a reçu et écouté les associations de réunionnais victimes de l'exil forcé qui le souhaitaient. Elle a aussi auditionné directement de nombreuses victimes ainsi que des membres de leur famille et notamment leurs enfants.

Au fil de leurs auditions, les membres ont pu constater à quel point le traumatisme vécu par les pupilles exilés se propageait dans les génération suivantes, comme les secrets de famille qui empoisonnent des vies pendant des décennies.

Des années après avoir subi leur sort tragique, la demande d'une aide psychologique est également apparue comme très forte chez de nombreuses victimes qui commencent à peine à oser parler de leur histoire.

Les auditions successives de la Commission ont également mis au jour des divergences entre les différentes associations de victimes

Certaines comme la FED DROM se félicitent des travaux de la Commission et des premières mesures annoncées.

D'autres regrettent qu'au delà de l'aide matérielle et psychologique et des travaux de reconnaissance historique et symbolique des faits,  aucune réparation financière ne soit envisagée de la part de l'Etat.
 

 

Les premières mesures du gouvernement


En février 2017, devenue Ministre des Outre-Mer, Ericka Bareigts fait un premier rapport d'étape des travaux de la Commission et annonce les premières mesures en faveur des réunionnais victimes de l'exil forcé :

. Le financement de 90% du coût d'un billet d'avion pour retourner à la Réunion et retrouver sa famille.

. Le financement de 95 % des frais d'hébergement sur place pendant les 3 premiers jours.

. Une aide psychologique que ce soit en métropole ou à La Réunion et le soutien de la Fédération Nationale de l'Aide aux Victimes et de Médiation (INAVEM).

. Le déontologue de l'Assemblée Nationale, Ferdinand Mélin-Soucramanien, est chargé de garantir juridiquement toutes les mesures issues des travaux de la commission d'experts.

Enfin, Ericka Bareigts souhaite que les travaux des historiens de la Commission chargés d'établir les faits et les responsabilités dans cette affaire soient largement diffusés.

La Commission devrait rendre son rapport et ses propositions définitives en février 2018.


Ericka BAREIGTS dresse un premier bilan d'étape des travaux de la Commission et détaille les propositions du gouvernement :
 

 

Le premier bilan de la Commission 


Le président de la Commission, le sociologue Philippe VITALE, revient en détail sur les premiers mois de travail de la Commission :
 


L'historien Gilles GAUVIN détaille les avancées de la Commission sur la recherche des faits et des responsabilités dans l'affaire des "Réunionnais de la Creuse":
 

 



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POUR ALLER PLUS LOIN


Sur internet :

. les articles sur le site internet de France 3 Nouvelle Aquitaine

. les articles sur le site internet d'Outre-Mer 1ère

FEDD (Fédération des Enfants Déracinés des Drom) 

. contacter la Commission d'Experts : Lesenfantsdelacreuse@outre-mer.gouv.fr 

Télévision : 

. "Racines en l'Air" : documentaire de Pascal Coussy et Philippe Dupont diffusé sur France 3 en 2003 :


. "Loin, si loin" : émission diffusée sur France 3 enregistrée à Guéret le 21-06-2017 :


. "Une enfance en exil: Justice pour les 1615": documentaire de William Cally, diffusé sur France 3 et Réunion 1ère.

. "Les Enfants de la Réunion : un scandale d’État oublié": documentaire de Clémence de la Robertie, réalisé par Guénola Gazeau et Pierre Lascar. Diffusé le 19-02-2017 sur France Ô, dans le magazine "Histoire d’outre-mer", présenté par Fabrice d'Almeida.

. "Arrachée à son île": documentaire de Patrice du Tertre, diffusé en 2002 sur France 5.

. "Ile de la Réunion : les enfants volés de la Creuse en quête de leurs parents" : reportage dans le magazine "Sept à Huit" sur LCI.

. "A court d’enfants" : fiction de Marie-Hélène Roux, écrit et réalisé par Marie-Hélène Roux. Diffusée ne juin 2017 sur France 3.

. "Le Pays des enfants perdus" : fiction réalisée par Francis Girod, 2004

.  "Mille et une vies" : émision avec Valérie Andanson diffusée le 28 novembre 2016 sur France 2.


Radio : 

. "Saint-Denis de la Réunion - Guéret : le voyage sans retour des orphelins malgré eux" : documentaire radiophonique d'Isabelle Bissey, diffusé le 16 février 2014 dans l'émission Interception sur France Inter.

. « Les pupilles réunionnais, un aller sans retour pour la métropole » : documentaire radiophonique de Jean-Louis Rioual, réalisation  Renaud Dalmar diffusé le 30 mars 2010 dans l'émission "La Fabrique de l'histoire" sur France Culture.


Bibliographie : 

. "La Bête que j’ai été" : de Jean-Pierre Gosse, 2005, éd. Alter Ego.

. "Une enfance volée" : de Jean-Jacques Martial, 2003, éd. Les Quatre Chemins.

. "Tristes tropiques de la Creuse": de Gilles Ascaride, Corine Spagnoli, Philippe, 2004, éd. Vitale Éditions K'A

. "Les Réunionnais de la Creuse : une affaire d'Etat" : de Gilles Ascaride, Corine Spagnoli, Philippe Vitale, 2006, éd. Annuaires des Pays de l’Océan Indien.

. "La déportation des Réunionnais de la Creuse" : témoignages recueillis par Elise Lemai, 2004, éd. de L'Harmattan.

. "Michel Debré et La Réunion : la force des convictions jacobines" : de Gilles Gauvin,  Revue française d'histoire d'outremer, tome 86, no 324-325, 2e semestre 1999.

. "Enfants en exil, transfert de pupilles réunionnais en métropole (1963-1982)" : de Ivan Jablonka, 2007, éd. du Seuil, Paris.