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Changement de rythmes scolaires : ce n'est pas prévu à Niort

Vers de nouveaux changements de rythmes dans les écoles ? / © MaxPPP / Jean-Marc LOOS
Vers de nouveaux changements de rythmes dans les écoles ? / © MaxPPP / Jean-Marc LOOS

Et si les rythmes scolaires changeaient de nouveau ? C'est en tout cas une possibilité que le nouveau président de la République veut laisser aux communes. Nous sommes allés à Niort pour voir si cela était dans l'air du temps... Pas vraiment.

Par Coralie Roland

Entrée en vigueur à la rentrée 2014, la réforme des rythmes scolaires avait provoqué une vaste polémique dans le pays. Le nouveau président de la République a promis durant la campagne électorale que dès le mois de juillet il redonnerait aux communes plus d'autonomie en matière de périscolaire. Que vont faire les communes ? À Niort par exemple, on ne changera pas le système mis en place.

Dans la préfecture des Deux-Sèvres, 4400 élèves fréquentent les écoles maternelles et primaires. 19 groupes scolaires publics, qui accueillent les enfants, tous les jours, du lundi au vendredi.
Niort : pas de changement en vue des rythmes scolaires
Un reportage de F. Cartaud, S. Bourin et C. Pougeas avec les interviews de Jérôme Baloge, maire de Niort et d’Emmanuel Burgaud, président FCPE 79

Si le décret sur la "liberté des communes" est publié, il est peu probable qu'ici on fasse machine arrière, même si le maire reconnaît que la charge qui incombe à la collectivité est lourde. "C’est une bonne chose que les collectivités puissent pallier à un rythme scolaire qui a été réduit qui a été réduit et permettent à des enfant d’être occupés alors même que les parents ne peuvent pas tous les prendre en charge à ce moment, explique Jérôme Baloge, maire de Niort. Ça, c’est très important. Parce que la réalité, c’est que le rythme de la réforme Peillon, c’est bien, mais peut-être pas pour tout le monde. Il y a beaucoup d’enfants qui ne peuvent pas être récupéré par des parents ou bénéficier d’activités et donc les collectivités ont pris en charge."

Depuis la réforme Peillon en 2013, la collectivité bénéficie chaque année d'une subvention de l'État de plus de 200 000 euros pour le périscolaire. Plus d'autonomie, oui, mais cela pourrait signifier à terme moins d'aide. L'absence de ce financement serait dangereuse pour l'équilibre des comptes communaux, selon le maire de Niort.

La vraie liberté, c'est quand on a les moyens


Le syndicat local des parents d'élèves, la FCPE, est satisfait de la position municipale, pour une raison un peu différente. Revenir, encore une fois, dans la précipitation, sur les rythmes scolaires, serait néfaste pour l'équilibre des enfants, comme l’explique Emmanuel Burgaud, président FCPE 79. "La pérennité c’est toujours ce qui est intéressant pour les familles, pour les enfants. Puisqu’ils ont toujours besoin de s’habituer, tout comme les équipes éducatives, tout comme les proviseurs et les autres personnels. A partir du moment où on veut mettre en place une mesure, il faut prendre le temps de l’apprécier."

En France, des villes, majoritairement de droite, n'ont pas attendu la publication du décret, pour se positionner et exprimer leur ferme intention de repasser à la semaine des 4 jours, dès que le libre choix leur sera donné.



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