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Sècheresse : l’inquiétude d’un pisciculteur des Deux-Sèvres

Le manque de précipitations inquiète les pisciculteurs des Deux-Sèvres / © France 3 Poitou-Charentes / S. Bourin
Le manque de précipitations inquiète les pisciculteurs des Deux-Sèvres / © France 3 Poitou-Charentes / S. Bourin

Les pisciculteurs de notre région sont inquiets des conséquences de la sécheresse qui sévit sur le territoire. Il n’y a pas eu de pluies en quantité depuis près d'un an. La saison qui s'annonce sera critique pour l'activité, si les nappes de remontent pas dans les jours qui viennent.

Par Coralie Roland

Truites arc en Ciel, truite Farios, saumons, esturgeons, carpes… Bernard Tréhin a repris une pisciculture à Lussais en 1985. Au cours de ces trente-deux années d’exploitation, il a vu régulièrement baisser le débit d'étiage de la Boutonne. Prélèvement à outrance des agriculteurs,  absences croissantes de pluies : de 500 litres par seconde, à l'époque de son investissement, ce débit est passé aujourd'hui, dans les meilleurs moments, à 200, 300 litres par seconde.

On s’est adapté au fil des années en améliorant les moyens d’intervenir sur la pisciculture.


Bernard Tréhin explique comment : "on a commencé par le recyclage : on utilisait l’eau une fois pour la pisciculture après qu’elle soit restituée dans le milieu. Puis nous avons utilisé l’oxygène liquide (…) pour améliorer le bien-être des poissons. Ce n’est pas pour produire plus mais pour surtout avec des poissons dans de bonnes conditions."

Six personnes travaillent dans cette pisciculture considérée, par la profession, comme une unité moyenne. 100 tonnes de poissons sont produites ici chaque année. Ils sont ensuite vendus, pour du repeuplement de rivières ou d'étangs, ou transformés sur place pour une vente directe aux particuliers.

Si Bernard Tréhin ne se plaint pas de l'année qui vient de s'écouler, il est inquiet, voire très inquiet, pour les mois à venir. Sur son secteur, il n'y a eu aucune pluie abondante depuis juillet 2016 et les nappes phréatiques atteignent les niveaux d'alerte.

Cet été, on ne sait pas du tout comment ça va se passer


Ce pisciculteur ne veut pas que la saison qui débute lui rappelle de très mauvais souvenirs. 2003 fut une année de sècheresse, une année de tous les dangers pour son activité. Le débit de l'eau dans la rivière, était alors descendu à 53 litres par seconde.


La sècheresse inquiète les pisciculteurs : exemple à Chef-Boutonne (79)
Un reportage de F. Cartaud et S. Bourin avec l’interview de Bernard Tréhin, pisciculteur.

 

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