Le gel de printemps, le cauchemar des viticulteurs

Le gel de printemps, le cauchemar des viticulteurs
Intervenants : Gilles Rey, maître de chai; Arnaud Thomassin, propriétaire du château - France 3 Aquitaine - COULON Gilles, MAZERES Dominique, GUINCHARD Alain

Des nuits froides avec des températures en-dessous de 0 degré : c'est la hantise des viticulteurs. Pour protéger les vignes, certains n'hésitent pas à sortir les grands moyens et à installer le chauffage dans les parcelles, comme à Pessac-Léognan.

Par Marc Taubert et Gilles Coulon

Ce vendre 21 avril au matin, entre 5 et 7 heures, il a fallu allumer les bougies pour protéger les vignes des gelées printanières. Dans une propriété familiale de Pessac-Léognan, lorsque la température descend en-dessous des 0 degrés, le dispositif est mis en place pour sauver la récolte.

La végétation est en avance de 15 jours, les premiers bourgeons risquent de geler : "Cette année, nous avons allumé les bougies deux fois, et à chaque fois, nous en avons allumé environ 200. Nous espérons que le temps va changer et que l'on va retourner sur des courants d'ouest pour avoir des nuages et éviter le gel", explique Gilles Rey, maître de chai.

Sur 40 hectares, seulement une dizaine sont protégés. L'an dernier, 40% de la production a été perdue dans cette propriété.

"Nous protégeons nos parcelles les plus qualitatives, celles qui font notre premier vin et nos vins blancs également. Il reste une partie qui est hors gel car suffisamment haute en altitude, et il reste une partie du vignoble qui n'est pas protégée. Nous sommes en phase d'investissement, surement pour l'année prochaine pour développer encore notre protection", déclare Arnaud Thomassin, propriétaire du château.

Montant de l'investissement cette année : 60.000 euros pour cette éolienne qui se déclenche automatiquement et 10.000 pour une machine : "nous avons investi cette année pour un appareil spécial qui souffle de l'air chaud à 90 degrés et qui fait une rotation toutes les 8 minutes. Cet appareil, pour à peu près un hectare, empêche le givre de se former sur les feuilles  et donc de geler", affirme ce même propriétaire.

A ce gour, aucun dégât à constater dans la région des Graves, mais il faudra rester vigilant jusqu'aux Saints de glace, voire même jusqu'à fin mai.

Sur le même sujet

Agriculteur agressé par un individu présumé fiché S : procès reporté

Près de chez vous

Les + Lus