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Une exposition sur les personnes vicitmes d'esclavage moderne dans l'agglomération bordelaise

L'exposition "A contre allée" inaugurée jeudi soir au musée d'Aquitaine de Bordeaux raconte les histoires de 31 personnes, toutes victimes d'esclavage moderne à Bordeaux et dans l'agglomération en 2013. 

Par CA

Il y a ceux qui exploitent une jeune femme venue d'Afrique, la payant quelques centimes d'euros de l'heure. Et qui ne tiendront jamais leur promesse de l'aider à soigner son enfant atteint de maladie génétique.

Il y a cette femme séduite par un bordelais, qui a quitté son pays et ses enfants pour le rejoindre. Et s'est retrouvée forcée de se prostituer.

Il y a ce restaurant maghrébin qui fait travailler une jeune femme 17 heures par jour, pour le ménage, le service, la plonge...

31 histoires de femmes isolées de leurs familles et de leurs racines, sans titre de séjour, se sentant souvent impuissante devant ce que l'on appelle l'esclavage moderne.

Elles ont réussi à s'enfuir et ont été orientées vers l'association Ruelle : le Relais Urbain d'Echanges et de Lutte contre l'Exploitation. Une toute jeune association qui a déjà recueilli une cinquantaine de victimes depuis sa création en 2012.

Ruelle les accompagne sur le plan social, psychologique et juridique. Elle est à l'initiative de cette exposition proposée au musée d'Aquitaine jusqu'au 26 octobre. 

Le photographe Christophe Groussard a immortalisé les lieux où ces femmes étaient exploitées. Des places, des immeubles, des rues bien connus des bordelais.

"L'idée c'est de montrer ces photos pour que chacun puisse penser que ça se passe à côté de chez eux" explique l'artiste.



Regardez le reportage d'América Lopez et Michel Vouzelaud

Une exposition sur les personnes vicitmes d'esclavage moderne dans l'agglomération bordelaise


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